Critiques

HELL ON WHEELS Saison 1(Critique DVD)

Le 4 juillet dernier est sorti en DVD et Blu-Ray chez Wild Side Vidéo, la première saison de 10 épisodes de la série western diffusée par la chaine américaine AMC, Hell On Wheels. Racontant la destinée et la quête de vengeance d’un ancien soldat confédéré, Cullen Bohannon en 1865, à l’issue de la guerre de Sécession, la série dont la seconde saison va débuter le 12 août prochain aux Etats-Unis, réhabilite un genre moribond que seule la magnifique Deadwood avait remis sur le devant de la scène ces dernières années.

SYNOPSIS : 1865, au lendemain de la Guerre de Sécession, Cullen Bohannon, ancien propriétaire d’esclaves et soldat, est déterminé à venger le viol et le meurtre de sa femme en traquant et tuant les ex-soldats de l’Union responsables. Il rejoint alors le Nebraska en pleine construction de la ligne ferroviaire transcontinentale dans le campement mobile « Hell on Wheels » pour assouvir sa vengeance…

LA SERIE : Nouveau fleuron de la chaine AMC devenue le berceau des séries parmi les plus exigeantes et les plus réussies de la télévision américaine (Breaking Bad, Mad Men, The Walking Dead...), Hell On Wheels pose les bases d’un western avec tous les éléments inhérents au genre, le tout transcendé par un traitement et une mise en scène très actuelles. La série mêle habilement la fiction et une page fondatrice de l’histoire des Etats-Unis en racontant notamment la construction du premier chemin de fer. Hell On Wheels, c’est le campement itinérant où sont réunis les contremaitres et ouvriers, mais aussi les hommes qui montent la garde, tous veillant à la bonne marche de l’avancée des travaux. On y trouve aussi des prostituées présentes pour faire supporter aux hommes les affres d’un travail douloureux et exténuant. On y suit l’arrivée de Cullen Bohannon (Anson Mount), ancien soldat sudiste, ivre de vengeance après la mort de sa famille et qui va très vite être nommé contremaitre par Thomas Durant(Colm Meaney), homme d’affaires qui finance la construction. Hell On Wheels nous permet également de croiser de nombreux autres personnages importants : Lily Bell (Dominique McElligott), veuve au caractère bien trempé, Elam Ferguson (Common), ancien esclave, le chef de la sécurité Le suédois (Christopher Heyerdahl) les frères McGinnes (Ben Esler et Phil Burke), marchands de spectacles, le révérend Cole (Tom Noonan) ou encore Joseph Black Moon (Eddie Spears), cheyenne partagé entre ses racines et sa tentative d’occidentalisation…Le début de la saison peine quelque peu à mettre en place toute cette galerie de personnages au travers des différents enjeux scénaristiques et si les deux premiers épisodes sont un peu lents et lancinants, la dramaturgie s’emballe ensuite pour monter crescendo jusqu’au dernier épisode de la saison et ouvrir le chemin à une saison 2 qui s’annonce passionnante. Anson Mount fait preuve d’un charisme certain dans le rôle central de Bohannon, et en homme partagé entre son désir de vengeance et sa quête de respectabilité, qui révèle peu à peu ses failles, il démontre un beau talent. Common est également très bon, et sa palette de jeu qui peut sembler basique au départ s’étoffe petit à petit jusqu’à faire preuve de subtilité. L’entente entre les deux personnages qui se mue au fil des épisodes en confiance et estime mutuelle, apporte beaucoup au récit. Tout comme la présence du toujours excellent Colm Meaney qui excelle dans son rôle d’homme d’affaires sans scrupules prêt à toutes les compromissions, le casting de Hell On Wheels s’avère très pertinent. Les créateurs de la série, Joe et Tony Gayton, ainsi que toute l’équipe créatrice, assurent également à l’ensemble une esthétique irréprochable avec des reconstitutions minutieuses. La mise en scène n’est pas en reste, assurant un quota de plans iconiques au possible, évoquant des peintures de toute beauté, ainsi qu’une bande son mélancolique qui sied parfaitement aux scènes qu’elle illustre. Dans l’enfer et les conditions précaires que la série montre, elle réussit la gageure d’être aussi très belle. Loin d’être seulement une resucée des figures imposées du genre, Hell On Wheels parvient en 10 épisodes à poser les bases de ce nouveau western que l’on attendait depuis Deadwood et dont les prémisses (qui ne sont pas exempts de défauts) parviennent à développer la psychologie de ses personnages et à les mettre dans les meilleures dispositions pour poursuivre sur leur lancée lors d’une seconde saison qui s’annonce passionnante.

LES DVD: Caractéristiques techniques

Langues : Anglais, Français
Sous-titres : Français
Son : Anglais & Français Dolby Digital 5.1 et Stéréo 2.0

Image : 1.78, 16/9eme comp. 4/3

LES SUPPLEMENTS: Les éditions DVD et Blu-Ray de Hell On Wheels regorgent de près de 2H30 de bonus tous vraiment passionnants. Du making-of qui détaille aussi bien les armes que les costumes ou encore les lieux de tournage, aux explications détaillées concernant la séquence de l’accident du train, en passant par un document sur le tournage des épisodes, Wild Side Vidéo n’a pas fait les choses à moitié:

Recréer le passé (17mn)
L’accident du train : du concept au tournage (3′)
La création de Hell on Wheels (34′)
Les personnages (14′)
Le tournage des épisodes (54′)
Derrière la caméra (24′)
Bande-annonce

Hell On Wheels Saison 1 Disponible en Coffret 3 DVD et Coffret 3 Blu-Ray chez Wild Side Vidéo depuis le 4 juillet 2012

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