

SYNOPSIS : Autrefois mercenaire hautement qualifié des forces spéciales, connu pour avoir survécu aux situations les plus désespérées, Creasy est aujourd’hui tourmenté par un syndrome de stress post-traumatique intense. Déterminé à vaincre ses démons personnels, il se lance sur le chemin de la guérison. Mais avant même qu’il ait pu s’adapter à cette nouvelle vie, il se retrouve à nouveau dans le feu de l’action, se battant plus fort que jamais.
Après le film réalisé par Eli Chouraqui avec Scott Glenn, puis surtout après le culte Man on Fire signé Tony Scott avec Denzel Washington, difficile de ne pas accueillir cette nouvelle adaptation avec une certaine méfiance. L’idée même de revisiter l’univers imaginé par le romancier Philip Nicholson avait de quoi laisser dubitatif tant le long-métrage de Tony Scott semblait avoir imposé une empreinte définitive sur le matériau d’origine.
Pourtant, cette nouvelle adaptation développée pour Netflix par Kyle Killen parvient intelligemment à éviter le piège du simple remake déguisé. Adaptée des romans Man on Fire et The Perfect Kill, la série choisit de s’éloigner du baroque fiévreux et des expérimentations visuelles du film de Tony Scott pour embrasser pleinement les codes du blockbuster d’action moderne.

Le résultat évoque souvent davantage la franchise Tyler Rake avec Chris Hemsworth ou encore la saga John Wick que les précédentes adaptations du roman. Ici, tout est pensé pour l’efficacité immédiate : fusillades massives, affrontements ultra chorégraphiés, combats à mains nues particulièrement réussis et montée d’adrénaline quasi permanente. Le rythme ne fait clairement pas dans l’académisme, la réalisation non plus, mais l’ensemble va droit à l’essentiel avec une efficacité souvent redoutable.
La série doit aussi énormément à la présence de Yahya Abdul-Mateen II, qui campe un John Creasy diablement charismatique et physiquement impressionnant. Déjà aperçu au cinéma dans les deux volets d’Aquaman ainsi que dans Matrix Resurrections, mais aussi dans les séries The Get Down, Watchmen et Wonder Man, le comédien confirme ici toute sa présence à l’écran. On le verra également bientôt dans The Adventures of Cliff Booth de David Fincher, preuve supplémentaire de l’intérêt grandissant qu’il suscite à Hollywood.

Face à lui, la jeune Billie Boullet, qui incarne Poe, déploie énormément de talent et de caractère. La comédienne parvient rapidement à imposer une véritable personnalité et donne clairement envie de la revoir très vite dans d’autres productions. Si Bobby Cannavale apparaît bien au casting, la série repose finalement surtout sur de nouveaux visages, ce qui contribue aussi à lui donner une identité propre sans constamment vivre dans l’ombre du film de Tony Scott.
Impossible également de ne pas penser par moments à la série 24. Non seulement pour le rythme extrêmement soutenu de certains épisodes, mais aussi pour les nombreux retournements de situation et les jeux de faux-semblants entretenus par plusieurs personnages.
Tout n’est évidemment pas irréprochable. Le scénario ne fait pas toujours l’économie d’invraisemblances parfois assez énormes et certaines situations auraient gagné à être davantage resserrées afin d’éviter quelques redondances. Par moments, la narration peut aussi sembler légèrement confuse tant la série cherche à multiplier les pistes et les révélations.

Mais malgré ces réserves, difficile de nier l’efficacité globale de cette première saison. Ceux qui recherchent avant tout leur quota d’adrénaline y trouveront très largement leur compte. On en prend plein les yeux, ça défouraille à tout va et les amateurs d’action musclée devraient ressortir plus que satisfaits de l’expérience. Et surtout, cette fin largement ouverte laisse très clairement entendre qu’une seconde saison est déjà dans toutes les têtes. De notre côté, on l’attend avec impatience.
Crédits : Netflix France








































































































































