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SYNOPSIS : Après avoir vu sa mère tuée par un chasseur alors qu’il n’était qu’un faon, Bambi, un jeune cerf, perd sa compagne Faline, renversée par un camion qui transportait des déchets radioactifs. Lorsqu’il boit l’eau de la rivière, contaminé par les déchets toxiques, Bambi se transforme en une créature puissante, déterminée à se venger. Peu de temps après, Xana et son fils Benji prennent un taxi pour rejoindre le reste de leur famille pour Thanksgiving. Le véhicule est sauvagement attaqué par Bambi. Trois chasseurs se lancent alors dans la traque du grand cerf…
Il y a des films que l’on note différemment par rapport aux autres, des films où l’on ne juge pas les mêmes critères pour démontrer ses qualités, et Bambi en fait partie. En effet comme lorsque nous regardons un bon film « nanar » nous savons d’emblée que le scénario ne volera pas haut, et que ce n’est pas le jeu d’acteur qui relèvera le niveau. Et pourtant cela ne nous empêche pas de passer un très bon moment. Une fois tout cela pris en compte, on comprend mieux pourquoi un film comme Bambi la Vengeance, qui fait pleinement parti de cette catégorie, peu, obtenir une note plus que correcte.

En cette année 2026, alors que le cinéma d’horreur continue d’explorer les recoins les plus sombres de notre enfance collective, Bambi The Reckoning (en VO) émerge comme une curiosité brutale et inattendue. Un peu un l’instar du grand MCU, ce film britannique indépendant fait partie de l’univers étendu Twisted Childhood Universe (TCU), une série de relectures horrifiques des personnages classiques. Initié par Winnie: Blood and Honey (2023) et sa suite en 2024, ainsi que Peter Pan’s Neverland Nightmare en 2025, cet univers a déjà revisité des icônes comme Winnie, et Peter Pan avec un mélange de gore, d’absurde et de satire. Les productions Jagged Edge Productions ont d’ores déjà annoncé Pinocchio: Unstrung ainsi que leur Avengers Infinity War à eux : Poohniverse: Monsters Assemble (2025). Réalisé par Dan Allen et scénarisé par Rhys Warrington, Bambi la vengeance est donc le quatrième opus et il vient s’attaquer au roman de Felix Salten, Bambi (1923) immortalisé par le dessin animé de 1942. Ici le récit s’ouvre sur un prologue animé qui parodie les Disney, avec des dessins stylisés rappelant l’original, mais teintés d’une ironie macabre. Nous plongeons dans le passé de Bambi : un faon innocent qui vit avec sa mère jusqu’à ce qu’un chasseur la tue. Plus tard, Bambi forme une famille quand tout à coup, une tragédie frappe à nouveau lorsque qu’ils sont percutés par un camion transportant des déchets toxiques d’une entreprise pharmaceutique. Leur petit disparaît, et Bambi, en buvant l’eau contaminée d’une rivière, se transforme en créature rageuse, assoiffée de sang humain. Il devient un monstre mutant avide de vengeance, un cerf défiguré par la pollution humaine qui traque une famille innocente (ou presque) dans une forêt impitoyable.

Thématiquement, le film explore la vengeance animale, une idée connue depuis longtemps avec notamment des grands films comme Les dents de la mer (1975), Orca (1977) ou encore Les oiseaux (1963). Ici, Bambi n’est pas un monstre gratuit, sa mutation symbolise la nature corrompue par l’homme, et ce n’est pas le seul. Des éléments comme les lapins mutants (clin d’œil à pan-pan) ajoutent également une couche d’absurde, parodiant les amis de Bambi. Comparé aux autres films du TCU, Bambi se distingue par son ton plus sérieux et moins déjanté que Winnie, il est plus axé sur l’horreur. Outre cela, l’esthétique low-cost est la même et les effets spéciaux CGI sombres et parfois mal réalisés donnent lieu à des scènes absurdes. Comme on s’en doute, les twists forcés et le gore sont souvent gratuits. Le film est court (1h21), et il n’a pas de temps à perdre avec un scénario aux petits oignons.

Mais, on le répète c’est aussi ce qui fait la charme d’un film comme celui-ci : l’absurde et le côté puéril. Porté par un casting inégal mais efficace pour un film de ce calibre, Roxanne McKee (Game of Thrones), apporte une gravité maternelle, rendant ses choix désespérés crédibles. Tom Mulheron, capture l’angoisse adolescente avec une vulnérabilité touchante, surtout lors des confrontations avec Joseph Greenwood comme un petit tyran odieux. Bambi: La vengeance se laisse regarder lors d’une soirée entre amis, où l’on ne veut pas trop réfléchir, juste profiter, et prendre du bon temps devant un film de genre.

Titre original: BAMBI : THE RECKONING
Réalisé par : Dan Allen
Casting: Roxanne McKee, Nicola Wright, Tom Mulheron …
Genre: Epouvante-Horreur
Sortie le: 6 janvier 2026 en Combo 4K UHD / Blu-Ray et DVD chez Arcadès
Distribué par : –
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BIEN
Catégories :Critiques Cinéma








































































































































