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SYNOPSIS : Stanley Ipkiss, modeste employé de banque, passionné par l’univers de Tex Avery, trouve un masque ancien aux pouvoirs surnaturels. Il est néanmoins partagé entre devenir cette créature verte sûre d’elle ou rester le timide Stanley Ipkiss, incapable d’aborder la magnifique chanteuse de cabaret Tina Carlyle.
Dans la ville fictive d’Edge City, Stanley Ipkiss (Jim Carrey) est une personne sympathique qui passe ses journées à travailler avec acharnement dans une banque tout en essayant de séduire les femmes, mais il échoue toujours lamentablement. C’est alors que Tina Carlyle (Cameron Diaz) entre en scène (le tout au ralenti), avec sa robe rouge flamboyante, trempé par la pluie. Elle est l’attraction principale d’une boîte de nuit locale, le Coco Bongo, et Stanley a bien l’intention de la revoir. Malheureusement il va (encore) se faire expulser de cette soirée, et c’est en rentrant chez lui, alors qu’il tente de sauver un homme de la noyade, qu’il va découvrir un tas de débris et un mystérieux masque en bois. De retour chez lui, il enfile enfin le masque et découvre bientôt que celui-ci possède son propre esprit, transformant celui qui le porte en une personnification de la folie animée de Tex Avery, un tourbillon de couleurs avec un sourire sur son visage vert révélant un ensemble de dents blanches nacrées. Il se venge d’abord des personnes qui lui ont fait du tort mais lorsque le nouvel alter ego de Stanley, The Mask, contrarie le chef du crime Dorian Tyrell (Peter Greene), ainsi que l’ensemble des forces de police, il est contraint de devenir un pseudo-super-héros, le tout sous l’influence et l’amplification de ses nouveaux pouvoirs surnaturels.

Chuck Russell qui était jusqu’ici un réalisateur de genre (Freddy 3 : Les Griffes du cauchemar et Le Blob), a su se reconvertir pour nous livrer un film avec des airs de cartoon qui convient à tous les publics. Le film a une sensibilité branchée qui plaira aux jeunes adultes comme aux plus âgés. Les effets spéciaux se rapprochent autant que possible du chaos et de l’invention des dessins animés de la Warner Bros. Le personnage principal rebondit littéralement sur les murs, et lorsqu’il aperçoit la fille de ses rêves, sa mâchoire fait une bosse sur le plancher. Le scénariste Mike Werb a effectué un travail fabuleux en se basant et en adaptant les personnages de la bande dessinée Dark Horse. Un héros vert qui parle très vite, qui porte un costume et se balance en permanence, s’étire et se contorsionne à la manière des courts métrages loufoque de Tex Avery (qui a aussi inspiré de nombreuses scènes du film). On obtient alors un film complétement déjanté avec des effets spéciaux extravagants (qui lui ont valu une nomination aux Oscars) et qui contribuent à créer des scènes hilarantes.

Bien que ce soit son jeu d’acteur incontrôlable et désormais familier qui l’a rendu célèbre, c’est bien durant l’année 1994, que Jim Carrey a été propulsé sur le devant de la scène avec un triplé de comédies à succès : The Mask, Ace Ventura, détective chiens et chats (Tom Shadyac) et Dumb & Dumber (les frères Farrelly). Mais son personnage incontrôlable au visage en caoutchouc est celui qui lui donne un but, une intrigue et surtout les moyens qui lui permettent d’aller aussi loin qu’il le souhaite. Cameron Diaz, elle, fait des débuts impressionnants dans un rôle séduisant, tandis que le reste du casting, Peter Riegert dans le rôle du lieutenant, Amy Yasbeck dans celui d’une journaliste, Richard Jeni dans celui d’un ami et Ben Stein dans celui d’un médecin apporte un supplément d’humour, même si ce n’était guère nécessaire lorsque Carrey est aux commandes. Les méchants sont également des acteurs de caractère reconnaissables et sont sensiblement plus vils que dans les comédies légères typiques, conçus pour contraster les situations dans lesquelles Ipkiss continue de se retrouver.

Véritable œuvre marquante dans le genre de la comédie fantastique et malgré des effets spéciaux qui ont (un peu) vieilli, ce qui est normal, c’est toujours un plaisir de redécouvrir The Mask, plus de 30 ans après sa sortie. Une aventure romantique décalée qui est la véritable vitrine des talents d’un Jim Carrey qui s’en donne à cœur joie sans jamais trop en faire contrairement à d’autres films qu’il a pu faire par la suite. Sur fond de mise en scène musicale, hilarante et avec une dynamique viscéralement et visuellement amusante, Chuck Russell nous offre une comédie frénétique habilement réalisée, un hommage jubilatoire au cartoon. Jouissif et Indémodable.

Titre Original: THE MASK
Réalisé par: Chuck Russell
Casting: Jim Carrey, Cameron Diaz, Peter Greene …
Genre: Comédie, Fantastique
Sortie le: 26 Octobre 1994
Distribué par: AMLF
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Catégories :Critiques Cinéma, Les années 90








































































































































