Critiques

LES PETITS MEURTRES D’AGATHA CHRISTIE (Critique Episode UN CADAVRE AU PETIT-DEJEUNER) Virevoltant, turbulent et loufoque…

Après une soirée bien arrosée, Alice Avril se réveille avec un jeune homme poignardé dans son lit. Tout l’accuse. Il faut de toute urgence faire disparaître le corps, ce qui n’est pas une mince affaire … Tous les amis d’Alice vont plonger dans l’illégalité pour sortir leur amie du pétrin, entrainés par Marlène évidemment, mais aussi Laurence, qui mettra sa carrière en danger pour sauver son ennemie préférée. Nos héros sont dans le collimateur d’un Commissaire particulièrement imbuvable, un certain Larosière. Et oui ! C’est le neveu du Célèbre Commissaire Larosière, interprété par Antoine Duléry, offrant ainsi un savoureux duel entre Première et Deuxième Saison des Petits Meurtres.

Tomber de rideau pour le commissaire Laurence, Marlène, et Alice Avril. Après sept ans de bons et loyaux services, la fine équipe avec laquelle on a eu tant plaisir à traverser les années 50, puis 60, tire sa révérence, dans un ultime inédit diffusé ce vendredi 16 octobre sur France 2. Et en chanson, s’il-vous-plaît ! L’occasion pour le casting d’effectuer un baroud d’honneur qu’on n’est pas prêts d’oublier !

Depuis l’annonce du changement de casting prévu à l’orée de la saison 3, qui explorera cette fois les années 70, les fans ont eu le temps de se faire à l’idée : le trio chéri des téléspectateurs, qui a su s’imposer comme un incontournable des grilles de France Télévision depuis 2013, en a fini avec Agatha Christie. Au grand dam de leurs plus fervents adorateurs. Pourtant, c’est ainsi : on ne peut enrayer le changement, et l’on comprend aisément la décision des directeurs de la collection de mettre un terme à leurs aventures en pleine apothéose. Et elles nous auront passionnés, leurs aventures ! 27 épisodes très exactement, durant lesquels on s’est si fort attachés aux personnages, et notamment au trio star, distillant un amour vache qui a fait notre bonheur !



Avec cet ultime épisode, Un cadavre au petit-déjeuner, la production a mis les petits plats dans les grands et s’est fendue d’un scénario original pensé comme une comédie musicale par Thierry Debroux et réalisé par Nicolas Picard-Dreyfuss… Like in Broadway, darlings ! Et pour des adieux, c’est un happy ending que nous réserve l’équipe des Petits Meurtres, avec une volonté farouche de tenir la nostalgie à l’écart qui imprègne chaque scène, pour un rendu absolument détonnant, saturé de bonnes ondes et d’un enthousiasme contagieux. Véritable vaudeville qui n’en finit pas de multiplier les quiproquos, effets de manche et cadavres dans les placards, ce final généreux, à l’image de la série depuis ses débuts, boucle une boucle parfaite, auréolé du sourire inoubliable de Marlène. Le casting au complet ne boude pas son plaisir, et c’est avec un véritable engouement qu’ils semblent avoir poussé la chansonnette et entamé leurs pas de danse, avec juste ce qu’il faut de kitsch, pastichant West Side Story & cie.

Les arcs narratifs se bouclent sans heurts, avec un peu de commodité peut-être parfois, et l’on a adoré par-dessus tout plonger dans la psyché d’amoureuse transie de Marlène (Elodie Frenck), qui nous réserve encore quelques surprises par rapport à Swan. Ultime bras de fer entre Laurence (Samuel Labarthe) et Alice (Blandine Bellavoir), derniers pieds de nez à Carmouille (Marie Berto) et Tricard (Dominique Thomas), adieux balbutiants et cours de langue avec Glissant (Cyril Gueï), perfide némésis et héritage dans les tiroirs… Cet épilogue n’aurait su, ni pu, être plus à l’image de ceux qui sont devenus des familiers : virevoltant, turbulent et loufoque, tendre et drôle, espiègle et sournois, on goûte sans se départir d’un sourire béat à leurs dernières facéties, jusqu’à le toute fin, anti-chagrin.

Inoubliable Marlène, inénarrable Swan, fougueuse Alice… On va évidemment regretter la « belle » époque. Mais on admet aussi avoir du mal à ronger notre frein maintenant que l’on sait qu’une autre aventure, un peu différente, pointe le bout de son nez, là-bas au loin… Les années 70. Que de promesses, et belles encore !

Crédits: France 2

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