Critiques Cinéma

TOY STORY 3 (Critique)

SYNOPSIS: Les créateurs des très populaires films Toy Story ouvrent à nouveau le coffre à jouets et invitent les spectateurs à retrouver le monde délicieusement magique de Woody et Buzz au moment où Andy s’apprête à partir pour l’université. Délaissée, la plus célèbre bande de jouets se retrouve… à la crèche ! Les bambins déchaînés et leurs petits doigts capables de tout arracher sont une vraie menace pour nos amis ! Il devient urgent d’échafauder un plan pour leur échapper au plus vite. Quelques nouveaux venus vont se joindre à la Grande évasion, dont l’éternel séducteur et célibataire Ken, compagnon de Barbie, un hérisson comédien nommé Larosse, et un ours rose parfumé à la fraise appelé Lotso. 

Il y a déjà neuf ans, et onze années après le deuxième opus, arrivait sur nos écrans Toy Story 3. Mené par Lee Unkrich après une collaboration avec John Lasseter sur le volet précédent, le film reprenait nos personnages favoris en suivant l’évolution de leur propriétaire Andy, dorénavant sur le point d’entrer à l’université. Un choix temporel logique pour accompagner la trajectoire des spectateurs, même s’il fallait éviter la redite avec le deuxième film où Andy voulait déjà se séparer de ses jouets. Étant donné la réussite critique et publique du film, autant dire que le pari fut réussi.

TOY STORY 3 1 CLIFF AND CO

Malgré un postulat de base assez similaire au deuxième opus (et quelques mécaniques de scénario qui seront il est vrai un peu lassantes, comme la séparation momentanée entre Woody et le reste du groupe), la vraie réussite de Toy Story 3 est de s’appliquer à déjouer un certain nombre de clichés et d’attentes tout au long du film. Le premier et le plus probant exemple est bien sûr la garderie Sunnyside qui sera le lieu de la majorité de l’action, paradisiaque en apparence mais en réalité infernale dans la partie réservée aux petits. Le chef tyrannique des lieux pouvait ainsi difficilement être autre chose qu’un ours en peluche (qui sent la fraise), accompagné d’un bébé en guise de monstre géant. A côté d’eux, un jouet de téléphone à l’apparence simplette se révélera être un informateur charismatique à la manière d’un film noir des années 40.

TOY STORY 3 2 CLIFF AND CO

L’autre surprise du film est la présence de Ken parmi les jouets de la garderie, faux alter ego de Barbie qui vient en quelque sorte « remplacer » le personnage de la bergère, astuce un peu facile et pas vraiment au profit des personnages féminins… En revanche le film cassera habilement le cliché de la Barbie écervelée en la montrant manipuler Ken pendant que ce dernier pense l’intéresser en lui montrant sa collection de vêtements. Son ridicule défilé de mode improvisé sera d’ailleurs un des grands moments comiques du film avec la version espagnole de Buzz l’éclair, pour un film davantage porté sur l’émotion que l’humour.

TOY STORY 3 3 CLIFF AND CO

En effet, encore plus que les deux premiers films, ce Toy Story 3 porte sur l’obsolescence et la transmission. C’est Woody qui n’accepte pas qu’Andy ait grandi, le reste du groupe qui rejette son propriétaire et cherche un autre lieu de vie, ou même l’ours en peluche Lotso qui transforme sa tristesse d’être remplacé par une rage destructrice. Ce n’est bien sûr pas un hasard si le déchirant climax du film se déroule dans une décharge, illustration de la fin du monde pour les jouets. Le traitement de ces thématiques a cela de remarquable qu’il livre un premier degré spécifique aux jouets convainquant sans pour autant oublier la puissante métaphore du cycle de la vie pour les spectateurs. Ainsi, à la fin du film Andy transmettra ses jouets à un autre enfant, en espérant que celui-ci portera le même amour que lui à ses totems d’une enfance dont il faut tourner la page pour grandir. Pour terminer la trilogie, tout le monde sera donc en paix : Andy, les jouets et le spectateur.

toy story 3 4 cliff and co

Par une galerie de personnages particulièrement inventive et un gigantisme des lieux toujours aussi bien rendu par la mise en scène, le film de Lee Unkrich s’est montré à la hauteur des deux premiers opus qui avaient mis pourtant la barre très haute. De l’aventure, des thématiques qui évoluent et de l’émotion, la franchise aura su se renouveler comme il le fallait malgré tout de même quelques répétitions qui semblaient inévitables. Alors qu’un quatrième film arrive bientôt sur nos écrans, il est légitime de se demander si Josh Cooley (dont c’est le premier long métrage en tant que réalisateur) parviendra à faire aussi bien.

Titre Original: TOY STORY 3

Réalisé par: Lee Unkrich

Casting : Jean-Philippe Puymartin, Richard Darbois, Benoît Magimel …

Genre:  Animation, Aventure

Sortie le: 14 juillet 2010

Distribué par: Walt Disney Studios Motion Pictures France

EXCELLENT

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