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TIP/TOP (Classement) Top 10 des films de John Carpenter

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Forcément subjectifs et ne reflétant qu’une vision parcellaire et personnelle, l’exercice du classement est souvent l’occasion de confrontations enflammées entre cinéphiles. Entre les pour et les contre, les absences inexcusables, les oublis ou le choix de certains titres qui feront hurler les puristes, chacun a son avis, souvent bien tranché… Voici le notre…

L’essence du westerns tient dans le duel – cette confrontation finale, où les secondes s’étirent comme des heures alors que la sueur ruisselle sur le visage d’un cowboy avec sa main sur son pistolet, prêt à dégainer. Passionné de westerns depuis toujours, c’est le genre de tension que John Carpenter a toujours tenté d’apporter à chaque scène de ses projets, même si ses histoires l’ont amené bien loin de l’ouest américain. C’est pourquoi tous ses films d’horreur ont un tel impact, pourquoi les rôles confiés à Kurt Russel ont un tel swag  et c’est aussi pourquoi il est si difficile de classer tous les films incroyables que le cinéaste, – qui vit désormais de ses tournées musicales, car c’est aussi un génie de la musique électronique- a réalisés au cours de sa carrière. Tentative de top…

1 – THE THING  – (1982)

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Exécuté au box-office par E.T (les américains voulaient un gentil alien cet été-la) John Carpenter a bâti sur l’ADN de ce vieux monster-movie de la guerre froide (et sur un script du fils de Burt Lancaster) un suspense étouffant d’une maîtrise implacable qui confronte l’homme à son plus grand ennemi, la paranoïa et où plane, grâce aux effets spéciaux de maquillages, inégalés à ce jour, de Rob Bottin l’ombre d’H.P Lovecraft. The Thing n’est pas seulement le meilleur film de Carpenter, mais l’un des plus grands films de tous les temps. Attention chef-d’œuvre !

2 – NEW YORK 1997 (1981) 

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Souvent imité, jamais dupliqué, Escape from New York, premier film  d’action à part entière de Carpenter, prouve qu’il n’a pas besoin d’un Boogeyman pour faire monter la tension. Avec son compte à rebours de 24 heures, qui se consume à la vitesse d’un cigare fumant avec de la poudre à canon, alors que l’action se faufile à travers la ville rendue aux criminels, le film ne reprend que rarement son souffle. Et il offre à son interprète fétiche Kurt Russell  l’ultime héros carpenterien, un homme de peu de mots, un héros, mais seulement parce que sa main est forcée, qui n’est là que pour lui-même et  se fout pas mal de vous sauver, vous ou le monde : Snake Plissken

3 – PRINCE DES TÉNÈBRES (1987)

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Boudé par le studios Carpenter se voit offrir par la branche vidéo de Carolco des petits budgets dans lesquels il a totale liberté et il frappe fort. Carpenter est un maître de l’atmosphère et des fins de film marquantes. Prince des ténèbres est un parfait exemple de ses deux talents. Tout comme les cauchemars que subissent les protagonistes le film se vit comme ces états brumeux dans lesquels on se trouve après s’être réveillé d’un rêve horrible, ce malaise qui persiste comme une gueule de bois, vous poussant inconsciemment à éviter les coins sombres. Aucun autre film n’aura tenter de mélanger physique quantique et retour de Satan, mais Carpenter qui signe le script sous le pseudonyme de Martin Quatermass le fait avec finesse et termine sur une note parfaite, choquante et onirique.

4 –HALLOWEEN  (1978)

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Il est difficile d’exprimer l’influence de Halloween  sur le genre horreur et sur le cinéma en général, et même si Psychose et Le Voyeur sont antérieurs à ce classique, c’est le vrai premier film slasher-movie. Un film que tous les Vendredis 13 ont tenté d’être et qui a engendré un tel engouement pour le genre, que les imitateurs à base de vue subjectives, de psychopathes masqués et d’adolescentes peu farouches ont été innombrables. Mais avec son atmosphère  inégalée, son score emblématique et intemporel, et un grand rôle d’héroïne, Halloween est parfait en tous points.

5 – LES AVENTURES DE JACK BURTON DANS LES GRIFFES DU MANDARIN (1986)

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Une fois de plus, Carpenter et Russell prouvent qu’ils sont un des grands duos réalisateur-vedette du cinéma à l’instar de John Ford et John Wayne que Russell imite pour donner vie à l’un des récits les plus étranges et hilarants d’un héros réticent et de son ascension maladroite vers la victoire. Seul un cinéaste comme Carpenter a pu réaliser un si étrange mélange de genres, mêlant action-aventure tout en y ajoutant des éléments surnaturels et l’inspiration du cinéma de HK dont, visionnaire, il tenta d’introduire la sensibilité dans un blockbuster.

6 – INVASION LOS ANGELES  (1988) 

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Malgré les limites de son budget et des talents d’acteurs de sa vedette le catcheur Roddy Piper, substitut à sa muse Kurt Russell, le concept derrière They Live est parmi les plus inventifs du cinéma de SF et constitue un commentaire incisif mais toujours pertinent aujourd’hui de l’économie ultralibérale et du traitement de la classe ouvrière. Malgré quelques longueurs et maladresses, They Live reste l’un des meilleurs films de Carpenter par la force de son concept.

7 – L’ANTRE DE LA FOLIE  (1994)

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Pour Carpenter, L’Antre de la folie constitue le troisième et dernier chapitre après The Thing et Prince of Darkness de sa « Trilogie Apocalypse », une série de films qui jouent plus ou moins avec l’idée de la fin de toutes les choses sous une forme ou une autre. Un des films le plus sous-estimé et incompris de Carpenter. Derrière les  effets de créatures, le script de Michael De Luca (devenu patron de New line puis grand producteur) est beaucoup plus intelligent que sa surface ne le suggère. Un livre devient puissant, si bien qu’il devient une réalité et une vérité acceptées. Allégorie du pouvoir de la création, de la  folie des fans et hommage (encore) à Lovecraft, L‘Antre de la folie est le meilleur Carpenter des années 90 et probablement son dernier film vraiment divertissant.

8 – CHRISTINE (1983)

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Quand deux maîtres absolus du fantastique se rencontrent le résultat peut parfois décevoir mais heureusement quand Carpenter adapte Stephen King il met dans le mille. Christine est sans doute l’une des plus grandes adaptations du romancier de Bangor. Il est difficile de trouver un seul aspect  qui ne brille pas par son expertise incroyable et son exécution. Que ce soit les effets de photographie inversée quand Christine entame ses auto-réparations, la transition de Keith Gordon de garçon timide à petit ami abusif et un des plus grands scores de sa carrière. Christine est une lente descente dans la folie, un des films les plus méconnus de sa carrière.

9 – ASSAUT (1976)

 

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Dés son deuxième film tout Carpenter est là, sa passion pour Howard Hawks, Assaut  est une relecture moderne de Rio Bravo, le sentiment d’être pris au piège et sans défense comme dans The Thing. Comme MacReady et ses hommes dans le thriller enneigé de 1982, les gens contenus dans les murs de ce poste de police sont complètement isolés, bloqués au milieu d’une ville, face à  des assaillants non identifiés intelligents et retors. Ce western non-officiel , s’ouvrant sur une scène choc traumatisante est aussi mordant que passionnant, avec une final palpitant et un score inoubliable.

10- FOG (1980)

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Le sentiment d’anxiété suinte et s’infiltre comme le brouillard dans ce classique sous-estimé, qui ressemble à une histoire de fantôme racontée autour d’un feu de camp.

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2 réponses »

  1. (evilashymetrie) Je suis plutôt d’accord avec ce top Carpy !
    Par contre, ces mots « pourquoi les rôles confiés à Kurt Russel ont un tel swag »… heu… Swag ? Oo … Je n’aurais jamais cru tomber sur ce terme dans une chronique du site… ^^

    Ensuite, deux petites observations qui n’engagent que moi (comme celle ci-dessus) :p

    Par exemple, pour moi, quand je pense à un film fondateur du genre slasher ce n’est pas à Halloween que je le fais mais plutôt à Black Christmas de Bob Clark…

    Ensuite, L’antre de la Folie a eu bonne presse à sa sortie, enfin… du moins sur notre territoire, et c’est plutôt Jack Burton qui a surpris son monde et n’a pas eu un retour presse de folie…
    Ainsi, chez nous, l’Antre de la Folie était vraiment encensé, je me rappelle des retours élogieux, même dans la presse pourtant bien intello comme les Cahiers ou Positif…
    Aux Etats-Unis, cependant, les deux films ont le même metascore critique (53 %).

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