Critiques

TAKE TWO : Enquêtes en duo (Critique Saison 1 Épisodes 1×01 – 1×03) Une série qui qui aurait pu faire tellement mieux…

SYNOPSIS: Après un pétage de plomb suite à une rupture et un passage en cure de désintoxication qui ont fait du mal à sa carrière, Sam Swift, l’ancienne star d’une série policière à succès, se voit proposer un rôle de détective privé dans un film qui pourrait enfin lui permettre de remonter la pente. Avec l’aide de son agent, elle se met alors à suivre dans ses enquêtes Eddie Valetik, un détective cynique et arrogant, afin de s’imprégner au maximum du rôle qui l’attend. Et si ce duo mal assorti a dans un premier temps bien du mal à faire équipe, Eddie doit rapidement se rendre à l’évidence : les talents d’actrice de Sam et ce qu’elle a appris au cours des 200 épisodes qu’elle a passé dans le peau d’un flic pourraient bien lui être utiles sur le terrain. 

Personne ne l’avait vue venir celle-là, et pourtant… Take Two, co-production de la chaîne américaine ABC et de notre France 2 nationale débarque sur les écrans, bien décidée à se glisser dans le siège laissé vacant par Castle (une ambition commune à beaucoup de séries cette année), et à ravir les fans avec son mélange de crimes en tous genres, d’humour ultra-kitsch et d’un couple de protagonistes “will they won’t they” pas désagréables à regarder. Andrew W. Marlowe et Terri Edda Miller (Castle) sont les deux cerveaux derrière cette concoction sympathique mais qui sent un peu le réchauffé, suivant le modèle à la lettre : structure en cinq actes, répliques malicieuses et de longs plans admiratifs de la côte Californienne inclus. Rien de très nouveau sous le soleil de Los Angeles donc, mais ça faisait un petit moment qu’on n’avait pas vu Rachel Bilson à la tête de sa propre série (depuis la fin de Hart of Dixie en 2015) et ça fait toujours plaisir de la revoir.

Sam Swift (Rachel Bilson) a joué les officiers de police pendant huit ans à la télé avant qu’une crise nerveuse ne l’envoie au fond du trou. La série commence avec son retour dans le monde suite à un petit séjour en cure de désintoxication. Sam meurt d’envie de reprendre le boulot mais malheureusement, vu sa réputation, aucun producteur ne veut d’elle. Mais Sydney (Heather Doerksen), son agent et proche amie, lui a trouvé un projet : un petit film indépendant dans lequel l’actrice déchue jouerait un détective privé. Sam n’ayant pas beaucoup d’expérience dans ce domaine, elle décide de “se plonger” dans la vie d’un professionnel pour pouvoir observer comment les enquêtes se déroulent dans la “vraie” vie. Sydney demande une faveur à son ex, le détective Eddie Valetik (Eddie Cibrian), qui va donc, de très mauvais cœur, faire équipe avec la star. Celle-ci va se révéler extrêmement douée sur le terrain, et les deux opposés finissent naturellement par décider de s’associer. Bilson s’en sort honorablement, débitant ses médiocres répliques avec un naturel et un sens du timing qui lui font honneur, et c’est vrai qu’à priori, tous les éléments étaient là pour faire de Take Two un excellent support pour le talent de sa star. La star en question remplit son cahier des charges, mais la série elle, est loin de faire de même.

Si le charme de Rachel Bilson opère avec toujours autant d’efficacité, la série elle, semble avoir du mal à se réinventer. On évitera ici de cataloguer de tous les scènes qui ressemblent beaucoup trop à celles Castle (ce serait à la fois trop long et trop facile), et on se contentera seulement de noter que les clichés sont aussi fréquents que les gouttes de pluie durant un orage. La performance des acteurs est assez inégale et généralement peu inspirée, avec tout de même un coup de chapeau à l’excellent Jordan Gavaris (Orphan Black) qui joue le médecin légiste Mick English, et dont le travail est de telle qualité qu’on se demande un peu ce que diable il est venu faire dans cette série. Cependant, on aurait tort de s’en prendre aux acteurs quand le problème de base de Take Two vient d’une écriture timide, qui n’ose pas ni la satire de genre, ni la méta-théâtralité. C’est une série sur une actrice qui joue une actrice qui joue un détective privé aux côtés d’un acteur qui joue un détective privé qui n’aime pas les acteurs, quasiment Shakespearien comme prémisse, ce qui offre une myriade d’opportunités de transformer la série en un commentaire intelligent sur le sujet, mais hélas, les scripts ne font rien avec la mine d’or qu’ils ont sous la main. Au final, on se retrouve avec une série assez quelconque, pas déplaisante en soi, mais qui aurait pu faire tellement, tellement mieux.

Crédits: ABC / France 2

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