Critiques

RISE (Critique Saison 1) Un enthousiasme qui fait plaisir à voir…

SYNOPSIS: Professeur de littérature dans un lycée populaire de Pennsylvanie, Lou Mazzuchelli est chargé de relancer le département théâtre avant qu’il ne disparaisse. Dévoué et passionné, il décide alors de faire jouer aux ados la célèbre comédie musicale « Spring Awakening », particulièrement osée. Un choix qui ne sera pas sans conséquences pour les élèves et leurs familles, bousculés mais galvanisés… 

Créée par Jason Katims, l’un des scénaristes du phénoménal Friday Night Lights, Rise a débarqué le 8 mars dernier sur NBC, et bien que la série ait eu bien du mal à s’imposer face à poids lourds comme Black-Ish ou Roseanne (qui battait des records question audience aux US), ce qui a mené à son annulation par la chaîne, elle parvient quand même à attirer suffisamment de spectateurs pour se faire remarquer par le public.

Bienvenue à Stanton, petite ville du New Jersey, autrefois connue pour sa production d’acier et frappée de plein fouet par la crise économique. La vie est bien morose pour Lou Mazzuchelli (Josh Radnor), professeur d’anglais au lycée de Stanton High ; ses élèves ne l’écoutent pas, sa passion pour la littérature ne se transmet à personne et son fils Gordy (Casey Johnson) se débat avec des problèmes d’alcool. Jusqu’au jour où, sur un coup de tête, Lou décide de prendre la direction du département de théâtre, ce qui n’est pas du tout du goût de Tracey Wolfe (Rosie Perez), chorégraphe, metteur en scène, accessoiriste, âme et cœur du département depuis plus de vingt ans, qui avait osé penser qu’après toutes ces années de bons et loyaux services, on lui confierait enfin la direction du programme. Mais Lou a des idées : il veut faire bouger les choses. Il décide que cette année, le lycée ne refera pas une énième production de Grease et qu’ils vont monter Spring Awakening, une comédie musicale sur l’éveil sexuel d’un groupe de jeunes dans une institution privée d’Allemagne au tournant du siècle dernier. Lou décide également qu’ils ont besoin de sang neuf, reléguant Gwen (Amy Forsyth) et Simon (Ted Sutherland), les deux stars du programme au rang de second rôles, et offre les rôles principaux à Lilette (Auli’i Cravalho) et Robbie (Damon J.Gillepsie). Naturellement, les petits nouveaux n’ont jamais été sur les planches, mais Lou espère qu’ils sauront faire suffisamment d’étincelles pour masquer leur manque d’expérience. Petit problème : Robbie est également la star de l’équipe de football et Sam Strickland (Joe Tippett) n’est pas du tout content de voir son meilleur joueur délaisser ses obligations sur le terrain pour chanter son amour fou en Latin. Bref, c’est un combat sans fin pour Lou Mazzuchelli, qui malgré son talent pour se mettre tout le monde à dos (et quand on dit tout le monde, c’est vraiment tout le monde), parvient à gagner la confiance de sa petite troupe, donnant le coup d’envoi d’une saison riche en émotions.

Difficile d’éviter la comparaison avec Friday Night Lights, l’autre série du créateur et ce, pour diverses raisons. Certes, on évolue dans le milieu de la comédie musicale avec tout ce que ça comporte en termes de performances, d’exacerbation et de rigueur, pas dans celui du football américain et pourtant… même photographie un peu épurée aux faux-airs de documentaires (grâce aux directeurs de la photo Tim Bellen et Markus Förderer), même sentiment que nos personnages tournent en rond, même énergie un peu désespérée de ceux qui rêvent de s’en sortir malgré tout. Et c’est justement cette sincérité un peu aveugle, cet enthousiasme qui confine par moment à de l’acharnement pur et dur, qui fait que la série marche. Comment ne pas s’attacher à ce petit groupe de marginaux qui travaillent d’arrache-pied pour créer un peu de beauté dans une ville qui en a plus que besoin. Menés par un Josh Radnor au sommet de sa forme, plus fragile et honnête qu’on ne l’avait vu depuis la première saison de How I Met Your Mother, les jeunes acteurs, mélange de noms “connus” et de débutants, font des étincelles. On prendra le temps de mentionner Damon J. Gillepsie qui s’en sort admirablement pour un premier job à la télé, et ceux malgré des répliques qui flirtent parfois dangereusement avec la guimauve. Les fans de Disney reconnaîtront aussi la jeune Auli’i Cravalho, la voix originale de Moana qui prouve ici ses talents d’actrices. Rise n’y va pas de main morte question sentimentalité, mais la série le fait franchement, honnêtement, et avec un enthousiasme qui fait plaisir à voir.

Crédits: NBC

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