Critiques

BULL (Critique Saison 1 Episodes 1×01 – 1×03) Hyper classique mais assez plaisante…

SYNOPSIS: Le Dr Jason Bull est le brillant fondateur d’une firme spécialisée en conseils juridiques. Entourée de son équipe d’experts ultra-compétents, il se démène pour mettre en place de véritables stratégies pour permettre de faire pencher la balance de la justice en faveur de ses clients. Ses méthodes lui permettent d’analyser tout un ensemble de facteurs pour prédire les comportements et décisions des jurés, des avocats ou encore des témoins.

Après quinze ans de bons et loyaux services dans la peau de l’Agent du NCIS Anthony DiNozzo, Michael Weatherly a eu des envies de changement. Il est donc passé de l’univers de Donald P. Bellisario (le super-producteur à qui on doit la flopée des NCIS, NCIS : Los Angeles, NCIS : New Orleans et le nouveau remake de Magnum) à celui de Paul Attanasio, autre producteur américain d’origine italienne, mais plus porté sur l’écriture (il a signé les scripts de Donnie Brasco, La Somme de Toutes les Peurs et la prochaine adaptation cinématographique du roman de Steinbeck East of Eden). Avec Bull, la série d’Attanasio diffusée depuis mai 2017 sur CBS All-Access et disponible sur M6 ce 22 juin, Weatherly délaisse ses costumes d’agent fédéral féru de cinéma pour ceux du docteur Jason Bull, un personnage inspiré du Docteur Phil McGraw, désigné comme le co-créateur de la série (quoiqu’on doute qu’il ait eu beaucoup à voir avec le script), le fondateur du premier cabinet de consultation spécialisé dans l’utilisation des sciences sociales, de la psychologie et des techniques de communications influençant les procès judiciaires. Le résultat est une série procédurale hyper classique mais assez plaisante grâce à son exécution racée et au charme ravageur de son acteur principal.

C’est une histoire qui commence comme toutes les histoires policières : avec le meurtre d’une femme. Le cadavre d’Alyssa Yang (Teresa Ting) est retrouvé sur une plage aux Bahamas et son petit ami Brandon (Luke Slattery) est arrêté pour meurtre, ce qui sert de point de départ à une rapide successions de scènes d’exposition : on nous explique ce qu’ils font dans le cabinet du docteur Bull et comment ils utilisent la technologie moderne pour prédire les réactions du jury aux plaidoyers des avocats. Ah, parce que bien sûr, on assume que la police s’est plantée, que Brandon n’a pas tué Alyssa, et qu’il faut donc le faire déclarer innocent. Pour ce, on va ramasser toutes les données possible et imaginables sur les jurés (réseaux sociaux, emails, les écoles qu’ils ont fréquentées, leur situation familiale, etc.) pour essayer de faire basculer leur opinion en faveur de l’accusé. Ça vous fait un peu peur ? C’est normal, c’est fait exprès pour refléter le climat actuel (quoique le scandale Cambridge Analytica-Facebook n’avait pas encore éclaté quand ils tournaient l’année dernière). Que ne ferait-on pas pour gagner son procès ? L’avocat Benny Colón (Freddy Rodríguez), la hackeuse Cable McCrory (Annabelle Attanasio), l’experte Marissa (Geneva Carr), ancienne employée de Homeland Security et l’ex-policière Danny James (Jaime Lee Kirchner) enquêtent donc sans relâche, tandis que Chunk Palmer (Chris Jackson), styliste pour Vogue, mets son expertise au service de la “présentation” du client. Trouver le coupable est secondaire : la priorité est au client, quel qu’il soit. Une prémisse assez cynique donc, mais qu’on se rassure, pas complètement amorale, vu qu’avec ses super pouvoirs de déduction, le docteur Jason Bull est toujours capable de trouver le vrai meurtrier. Il cache ses propres cicatrices, bien sûr, cet homme brillant et divorcé qui tient tout le monde à distance, et son lourd passé finira, au fil des épisodes, par le rattraper et à le forcer à confronter ses faiblesses. Une histoire qui ne révolutionne rien donc, mais qui a fait suffisamment ses preuves par le passé pour que CBS commande une deuxième, puis une troisième saison, qui devrait arriver sur les écrans américains cet automne.

Bâtie sur la bonne vieille formule de la procédure qui veut que chaque semaine corresponde à une affaire différente, Bull est le genre de série qui fonctionne comme un patch. Pour ceux qui seraient fatigués de se creuser les méninges en essayant de suivre les aléas alambiqués de l’intrigue de Westworld, ceux aux yeux secs d’avoir trop pleuré devant The Handmaid’s Tale ou encore ceux qui en ont plus qu’assez de la structure extrêmement redondante de The Walking Dead, Bull se positionne comme un excellent moyen de se nettoyer le palais et de tenir le coup jusqu’au prochain grand événement télévisé. Ça ne vous prendra pas la tête, c’est sympathique dans son genre et c’est tout à fait indiqué comme accompagnement pour plier la lessive ou trier vos papiers. Du procédural qui se regarde comme on lit un roman de gare.

Crédits: CBS / M6

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