Evénements/Festivals

JOURNAL DE BORD CANNES 2018 Saison 5 Épisode 8

Festival de Cannes, Saison 5 épisode 8

Première grasse mat’ du festival. On est à mi parcours, la fatigue se fait sentir, il faut se reposer et reprendre du poil de la bête pour tenir la forme jusqu’à la fin.

La pluie, toujours la pluie. Les tapis rouges de la croisette sont inondés. Les parapluies volent au vent. Le ciel gronde. Le plaisir de découvrir autant de films en avant-premières mondiales reste intact lui.

Le bal s’ouvre avec Les Chatouilles, premier essai d’Andréa Bescond et Eric Metayer avec Clovis Cornillac, Pierre Deladonchamps, Yassine Fadel, et surtout … Andréa Bescond. A l’heure des mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc, Les Chatouilles est un film assez indispensable, modèle d’inventivité douce et dramatique, tour à tour drôle et poignant, parfois même dans le même élan. Bescond est une véritable boule d’énergie, une révélation dont on retrouvera certainement le nom aux prochains César. Elle porte ce film autobiographique sur ses épaules, et peut en être très fière. A ses côtés, Clovis Cornillac et Karin Viard sont exceptionnels, de même que Pierre Deladonchamps dans un rôle inattendu.

Recalé du Spike Lee, je me trouve contraint d’improviser un nouveau plan. Et quel plan ! Ce sera The House That Jack Built de Lars Von Trier. Un film projeté hors compétition, qui aurait largement eu sa place dans la sélection offerte aux yeux du jury présidé par Cate Blanchett. Une sorte d’œuvre-somme pour le réalisateur danois qui, après le deuil (Antichrist), la mélancolie (Melancholia) et la nymphomie (Nymphomaniac), étudie avec acuité une nouvelle problématique psychiatrique, celle de l’analyse d’un tueur en série en 5 segments et un épilogue sidérant. D’une beauté foudroyante, The House That Jack Built est un film incroyablement ambitieux, à la fois perturbant et passionnant. Drôle, provocateur, sadique, malsain … difficile d’imaginer que The House That Jack Built laisse ses spectateurs indifférents. Matt Dillon, parfait, n’aurait pas volé un prix d’interprétation masculine.

L’heure de regagner le lit avant un réveil matinal précoce pour récupérer une invitation pour Solo et surtout, rattraper BlackKklansman de Spike Lee.

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