Critique Blu-Ray

GREASE (Critique Blu-ray)

SYNOPSIS: A la fin des vacances d’été, les amoureux Danny Zuko et Sandy Olsson, une jeune Australienne de bonne famille, doivent se séparer.A son retour au lycée Rydell, le jeune homme retrouve sa bande, les T-birds, blousons de cuir et cheveux gominés. Les parents de Sandy ayant décidé de s’installer aux Etats-Unis, la demoiselle intègre la même école…Passé la surprise des retrouvailles et pour faire bonne figure devant ses copains, Danny adopte une attitude désinvolte qui laisse la jeune fille totalement désemparée. Sandy rejoint alors les Pink Ladies, le pendant féminin des T-Birds.S’ensuit un jeu du chat et de la souris entre les deux tourtereaux, le tout rythmé par les événements de leur vie de lycéens : démarrage de la saison de football américain, bal de promotion, course de voitures, soirées entre filles, entre garçons, au fast-food, au drive-in.

En 1978, la brillantine s’empare des salles obscures. Caracolant en tête des box-offices (plus de 5 millions d’entrées en France), l’adaptation de la comédie musicale à succès de Broadway déclenche une véritable fièvre du rock’n’roll à l’eau de rose, à base de bananes gominées, de blousons noirs ou roses et de tubes inoubliables. Le culte Grease est né, et il ne fait que commencer… Mais 40 ans plus tard, la magie continue-t-elle à enflammer nos « Summer Nights » ?

Si l’on regarde le scénario de Grease de plus près, il faut bien admettre que l’on a déjà connu – comment dire – plus élaboré. Cette romance adolescente entre Sandy Olsson (Olivia Newton-John), la petite fille sage, et Danny Zuko (John Travolta), le rebelle au perfecto, n’a rien de révolutionnaire. On joue au chat et à la souris, au milieu d’un décor de dernière année de lycée intégrant les must-have associés : le bal de promo (sans Carrie), la course de voitures (sans James Dean), les bandes rivales (sans les Jets et les Sharks), la soirée au drive-in (sans Lolita)… Tous les basiques du teen movie américain à la sauce fifties sont là. Pour couronner le tout, ils mettent en scène une galerie de personnages clichés à souhait : la première de la classe à queue-de-cheval, l’intello souffre-douleur, la pom-pom girl, le quarterback, le méchant avec sa bagnole trafiquée, le bad boy populaire qui est quand même un bel idiot (vous savez, celui dont nous avons tous·tes été amoureux·ses)…

On pourrait crier aux stéréotypes. Et pourtant, on s’en fout totalement. Pourquoi ? Peut-être parce que, dès le départ, Grease n’a pas été fait pour être regardé au premier degré, contrairement à d’autres films qui suivront (coucou Dirty Dancing). Surtout pas. Pour preuve, la première apparition de John Travolta en « vrai » Danny Zuko : il se retourne, clope au bec, nous offre son sourire ravageur, puis sa démarche à la Elvis version cheap. Il joue, quitte à être caricatural. Alors pourquoi être si sérieux ? Grease n’est pas une œuvre intellectuelle et n’a jamais cherché à l’être. Dès sa sortie, cette comédie musicale pur jus était déjà – et volontairement – ringarde. Inutile donc de froncer les sourcils, il est plus que temps de se prêter au jeu.

Un jeu d’ailleurs superbement porté par le duo Newton-John/Travolta. Avec leurs acolytes, ils nous entraînent dans une avalanche de numéros musicaux de haute volée. Les tubes s’enchaînent les uns après les autres : Summer Nights qui raconte les deux versions d’une rencontre, Greased Lightnin’ sur la transformation d’une épave en bolide (avec de fortes allusions sexuelles à la clé), les ballades Sandy  ou  Hopelessly Devoted To You et, bien sûr, You’re The One That I Want  en bouquet final. Du côté des chorégraphies, les amateurs de danse ne sont pas non plus en reste. La scène de bal endiablée à elle seule rappelle que Travolta est le king de la piste. Chaque tableau est donc là pour nous enchanter, à une vitesse folle et tourbillonnante.

En résumé, Grease est un réel remède à la morosité que l’on se transmet de génération en génération, une bouffée irrésistible qui fait danser bébé et mémé dans toutes les soirées. Si vous en doutez encore, écoutez les premières notes de You’re The One That I Want et osez nous dire que vous ne vous êtes pas, même légèrement, trémoussé sur votre siège. Ici, nous sommes depuis longtemps en train de nous déhancher en beuglant et en essayant d’imiter Danny et Sandy. Car oui, « Grease is the wor(l)d ».

DÉTAIL DES SUPPLÉMENTS:

Grease: un conte de Chicago (bonus inédit),
Rydell tout en chansons,
Grease: l’époque, le lieu, l’action,
Fin alternative,
Scènes supprimées / rallongées / alternatives,
Les mouvements derrière la musique,
Roadsters d’enfer,
Interview «Grease» de John Travolta & d’Allan Carr,
Interview « Grease» d’Olivia Newton-John et de Robert Stigwood.

Titre Original: GREASE

Réalisé par: Randal Kleiser

Casting: John Travolta, Olivia Newton-John, Stockard Channing…

Genre: Comédie musicale, Comédie, Romance

Sortie le : 24 avril 2018 en Édition 40ème Anniversaire DVD, Blu-ray et 4K Ultra HD

Distribué par: Universal Pictures Vidéo

EXCELLENT

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