Critiques

NIGHT SHIFT (Critique Saison 4 Épisodes 1X01 -1X05) Une formule qui se laisse regarder sans envoûter…

SYNOPSIS: De retour d’Afghanistan, le fougueux TC Callahan, un soldat blessé sur le terrain, est désormais docteur à l’hôpital de San Antonio. Avec ses camarades de la garde de nuit, il fait face à un combat qu’il n’avait pas imaginé : sauver des vies tout en essayant de concilier avec un nouveau chef, Michael Ragosa, dont l’intérêt pécunier prime sur l’aide aux blessés… 

C’est bien connu, ce qui marche le mieux en termes de séries sont les formules dites “procédurales”, où une équipe de personnages s’attaque à un “cas” différent chaque semaine, le plus souvent dans le cadre d’une enquête policière, d’une affaire judiciaire, ou d’une maladie plus ou moins ordinaire. Le principe est simple, facile à répliquer, les enjeux sont de taille puisqu’il s’agit le plus souvent de vie ou de mort, et on parvient toujours à tracer un parallèle entre l’histoire de la semaine et la vie d’un de nos personnages principaux, ce qui fait que le spectateur s’implique, et souvent, en redemande. Le problème cependant, avec ce genre de série, c’est qu’il y en a tellement, mais alors tellement qui opèrent sur le même principe de base, qu’il devient difficile de les distinguer, d’où le besoin de leur donner un “petit truc en plus” (un “twist” dans le jargon hollywoodien) qui les fera sortir du lot: une policière qui s’associe non pas à un autre policier mais à un auteur de romans à succès, un médecin qui n’aime pas beaucoup l‘humanité, ou, dans le cas du sujet de cet article: les médecins de garde qui travaillent de nuit, quand le reste du monde se repose. Créé par Jeff Judah et Gabe Sachs (Ark, 90210), The Night Shift suit donc la vie nocturne d’un hôpital militaire où une bande de médecins tente de sauver des vies tout en se battant contre la fatigue, le manque de personnel, et bien sûr, leurs traumatismes présents et passés. Diffusée depuis 2014 sur NBC, la série vient d’être annulée par la chaîne, transformant cette quatrième saison en chant du cygne. La compétition est dure, et face à la montée inexorable des séries Netflix, Hulu et Amazon, les “Quatre Grands” (ABC, NBC, CBS et FOX) sont devenus de plus en plus rigides avec leurs productions.

The Night Shift ne se déroule plus vraiment uniquement pendant la nuit puisque nos docteurs sont un peu dispersés. La fin de la saison trois avait vu plusieurs chamboulements, notamment en Turquie où TC Callahan (Eoin Macken) et Syd Jennings (Jennifer Beals) faisaient ce qu’ils pouvaient pour aider une population en détresse tandis qu’à San Antonio, Zia Topher (Ken Leung) qui avait apparemment la mauvaise habitude de soigner tous les malades, même ceux qui n’avaient pas les moyens de payer, s’était fait montrer la porte, entraînant un exode: Jordan Alexander (Jill Flint), Drew Allister (Brendan Fehr), Paul Cummings (Robert Bailey Jr.) et Kenny Fournette (JR Lemon) ont tous suivi leur leader, la “glue” du groupe comme ils l’appellent, vers un futur assez douteux. Exception notable : Shannon Rivera (Tanaya Beatty) qui, ayant refusé de suivre ses collègues, reste donc à son poste au San Antonio Memorial. La nouvelle saison commence dans une atmosphère d’incertitude, et c’est à qui reviendra travailler pour l’hôpital, qui décidera qu’on ne reviendra pas sur une décision prise, et qui est prêt à négocier. Bref, on joue un peu aux chaises musicales en ce début de saison et bien sûr, les problèmes professionnels de notre équipe sont entrecoupés de patients qui débarquent de toutes parts et ont tous besoin de soins.

Soyons francs, The Night Shift est produit par une équipe qui s’y connait : c’est bien structuré, bien monté, le rythme ne lambine pas, c’est très bien photographié, et dans l’ensemble, plutôt bien réalisé. Il s’agit du genre de série qu’on regarde sans s’engager vraiment, qu’on voit parce qu’on a allumé la télé un soir d’ennui et qu’on décide de laisser jouer alors qu’on tripote son téléphone. Plein d’éléments jouent en sa faveur, et pourtant on sent la série qui a du mal à décoller, en partie parce que le script fait trop confiance à la dévotion du public américain pour ses militaires ; une position qui marche assez aisément de l’autre côté de l’Atlantique (on ne tient pas quatre saisons sans avoir un public) mais qui passe moins bien dans les autres pays. Bref, une suite d’histoires qui se laisse regarder, mais qui ne vous envoûtera pas non plus.

Crédits: TF1

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