Critiques Cinéma

THE BACHELORS (Critique)

SYNOPSIS: Suite au décès de sa femme, Bill et son fils Wes de 17 ans déménage d’une petite ville à la grande ville pour un nouveau départ. Chacun va vivre une romance qui va l’éloigner de l’autre afin de mieux se rapprocher par la suite. 

The Bachelors pourrait en apparence n’être que ce que l’on en attend de prime abord soit un feel good movie mâtiné de comédie romantique, avec le deuil en sous-texte pour exacerber une dramaturgie qui pourrait sans cela sembler un peu légère. The Bachelors pourrait en effet n’être que cela mais même si on a la sensation d’être en territoire connu, tout cela participe aussi au plaisir que l’on prend à découvrir ce film tendre, émouvant et profondément humain. Aussi familier soit t-il, le film a l’intelligence de ne jamais donner la sensation d’être un produit de consommation sans âme et c’est au contraire une œuvre artistique complète qui charrie de nombreuses thématiques et donc celle du deuil et de l’acceptation de la perte de l’être aimé (une mère et une femme pour Wes et Bill, des parents qui divorcent pour Lacy)…

Si The Bachelors n’est pas vraiment surprenant, il parvient pourtant malgré tout à nous cueillir grâce à deux ou trois scènes extrêmement touchantes mais qui savent rester à la bonne distance pour ne pas nous donner la sensation de nous faire du chantage émotionnel. Une scène de confrontation notamment entre Wes et son père nous prend aux tripes et nous laisse les yeux humides tandis que l’utilisation d’une bande son soignée achève de conférer au film une touche bluesy qui fait du bien au cœur et à l’âme. L’écriture sensible et délicate du script fait évoluer le récit avec fluidité, la mise en scène de Kurt Voelker étant au service de l’histoire et n’étant jamais ostentatoire ou friande d’effets de manche. The Bachelors est de ces œuvres dont on craint d’y croiser tous les poncifs du genre mais qui, fardée de sa belle humanité, nous touche au plus profond et nous laisse les yeux rougis, en étant quitte d’avoir été rassasié d’émotions.

Finement écrit et drapé d’une mise en scène efficace et discrète, le film bénéficie également d’une très belle distribution. Le casting féminin nous offre une jolie performance de Odeya Rush (Chair de Poule). Graine de Mila Kunis, elle fait preuve de beaucoup de charisme et de sensibilité. Dans un rôle moins dense et moins bien écrit, Julie Delpy a le mérite de bien s’en s’en tirer et d’amener sa fantaisie et sa pétulance. Les deux personnages pivots du film Wes et Bill sont joués avec beaucoup de subtilité par Josh Wiggins et J.K. Simmons. Le personnage de Wes est vraiment notre point d’entrée dans le film, son regard, sa douceur, sa gentillesse pourraient laisser craindre un personnage mièvre et sans relief mais Josh Wiggins lui confère une vraie personnalité et même une puissance dramatique que l’on n’aurait pas forcément soupçonnée. On connait par contre tout le talent dont est pourvu J.K. Simmons et il en fait montre ici à plusieurs reprises. Brisé et bouleversé il nous donne notre quota de frissons et dévoilant de nouvelles facettes d’un talent gigantesque. Sans transcender le genre dans lequel il s’inscrit The Bachelors tire sa singularité d’une émotion diffuse qui s’insinue dans les interstices d’un récit qui provoque sans peine l’identification.

Titre Original: THE BACHELORS

Réalisé par: Kurt Voelker

Casting : J.K. Simmons, Julie Delpy, Odeya Rush, Josh Wiggins…

Genre: Drame, Comédie

Sortie le: 15 décembre 2017

Distribué par: E-CINEMA.com

EXCELLENT

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