Critiques

THE ORVILLE (Critique Saison 1 Épisodes 1×01-1×03) Un coup d’essai bancal…

SYNOPSIS: Au 25ème siècle, la Terre fait partie de l’Union Planétaire : une civilisation étendue, avancée et surtout pacifique, possédant une flotte de 3000 navires. Parmi eux, Orville, un vaisseau spatial plus de toute fraîcheur, dirigé par le capitaine Ed Mercer, déterminé à prouver sa valeur et à écrire un nouveau chapitre dans sa vie, épaulé par son équipage excentrique. Tous ensemble, ils vont vivre des aventures fascinantes et parfois dangereuses, rythmées par les relations tumultueuses du personnel. 

C’était le projet chéri de Seth McFarlane, l’histrion d’Hollywood à qui on doit la série Family Guy (qu’il a créé) ou le film Ted (qu’il a réalisé). Grand amateur de Star Trek, la série culte de Gene Roddenberry ayant été adaptée pour le petit et le grand écran de nombreuses fois, McFarlane tenait absolument à créer un truc « à lui », prenant place dans le même univers que sa série préférée. Si la critique est plutôt mitigée, regrettant haut et fort la naïveté à fleur de peau et la structure assez bancale du script, ça ne semble pas déranger le public ; la chaîne Fox a annoncé récemment que l’épisode pilote avait attiré pas moins de 12,7 millions de spectateurs, un record en ces temps d’explosion du streaming.

Vous aimerez :

L’univers. Commençons par le plus évident, les fans de Star Trek seront sans doute heureux de retrouver l’atmosphère et les décors qui ont en grande partie contribué au succès de la série. C’est très joli à voir, tous ces vaisseaux spatiaux en acier étincelant qui glissent dans l’immensité noire de l’espace. Pas franchement idéal pour retenir l’attention des spectateurs pour plus de quelques épisodes, mais c’est très joli.

La distribution. Les acteurs font de leur mieux et il faut avouer que dans l’ensemble, ils ne s’en tirent pas mal. Mention spéciale à l’excellente Adrianne Palicki qui, comme toujours, se débrouille comme un chef avec un rôle assez ingrat qui aurait pu facilement basculer dans le caricatural entre les mains d’une actrice moins douée.

Les questions éthiques. On vous rassure, la comédie du roi de l’humour potache ne cherche pas à pontifier, ni à révolutionner le genre, ce qui, vu qu’on parle de science-fiction aurait quelque chose de franchement redondant. On glisse sans trop s’y attacher sur des points philosophiques importants, comme la dichotomie masculin/féminin ou le racisme, sujets incroyablement pertinents dans la culture d’aujourd’hui.

Vous n’aimerez peut-être pas :

La romance. C’est un peu là que le bât blesse, car cette histoire qui se veut douce critique des codes de la comédie romantique perd de vue le seul point qui permet au genre de compenser sa tendance à la niaiserie : une relation à laquelle on croit. Peu importe que ça ait des airs de guimauve réchauffée au micro-onde et enrobée de papier rose si la relation entre les deux amoureux tient la route, ce qui malheureusement, n’est pas le cas ici.

Les blagues. Elles tombent, soyons francs, plutôt à plat. On notera qu’elles sont en général plus ou moins bien montées (lancement, chute, sens de l’ironie), mais se manifestent trop souvent à contretemps, sans parler du fait que le principe d’ironie est totalement inconnu à certains personnages.

Le manque de perspective. Un point qui fait contrepoids aux questions d’éthique mentionnées plus haut : on parle de sujets graves, certes, mais sans jamais vraiment trop creuser. La série tient à nous rappeler qu’on est quand même là d’abord pour dégommer des aliens, pas pour réfléchir trop longtemps aux mêmes problèmes impossibles, et cette façon cavalière d’aborder le propos risque d’en refroidir quelques-uns.

Dans l’ensemble, The Orville se présente exactement comme ce qu’il est : un coup d’essai, mené par le désir vorace d’un fan passionné de faire partie d’un des univers les plus cultes de la télévision. Tellement passionné d’ailleurs, qu’il a parfois du mal à assumer la responsabilité qui lui pèse, trop conscient peut-être qu’il se mesure à un mastodonte adoré par les foules. La série se retrouve donc à califourchon entre l’humour potache de son créateur et le caractère homérique de son intrigue, ce qui, on est d’accord, n’est pas vraiment une position idéale pour voyager à travers la galaxie.

Crédits: Fox

 

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