Critiques Cinéma

THE LAST GIRL – CELLE QUI A TOUS LES DONS (Critique)

SYNOPSIS : Au fin fond de la campagne anglaise, une base militaire héberge et retient prisonniers un groupe d’enfants peu ordinaires qui, malgré le fait d’avoir été infectés par un agent pathogène « zombie » qui a décimé la planète, demeurent capables de penser et de ressentir des émotions. Lorsque la base est attaquée, Melanie, qui semble être la plus surdouée d’entre eux, réussit à s’échapper en compagnie de son professeur, de deux soldats et d’une biologiste qui ne voit en elle qu’un cobaye indispensable à la découverte d’un vaccin. Dans une Angleterre dévastée, Melanie doit découvrir qui elle est vraiment et décider ainsi de son propre sort comme celui de l’humanité tout entière.

Le genre zombie s’essouffle, on pense souvent avoir tout vu, tout fait, tout regardé. L’exemple type en est la série The Walking Dead, qui est devenue une parodie d’elle-même aux rebondissements toujours plus prévisibles et qui tourne en rond saison après saison, aussi inspirée qu’un énième film Transformers. Le genre a pourtant connu de beaux jours, notamment dans les jeux vidéo avec le sensationnel The Last Of Us, auquel le titre français The Last Girl semble faire référence (le titre anglais étant The Girl with all the gifts).

Et la comparaison tient le coup. Si The last of us était un petit bijou d’écriture et de réalisation, The Last Girl fait de même, avec une histoire originale, un casting impeccable où la jeune Sennia Nanua vole la vedette à Gemma Arterton et Glenn Close (excusez du peu). Les trucages ne sont pas en reste et pour un budget relativement faible de 5 millions de dollars produisent des effets impressionnants, que ce soit au niveau du maquillage des zombies, qui ne souffre pas d’être montré souvent en très gros plan, qu’au niveau des trucages numériques, Londres abandonnée à la vie sauvage et à l’enherbement étant particulièrement convaincante. Adapté d’une courte nouvelle de Mike Carey, The Last Girl couvre la nouvelle dans les premières minutes avant de se retrouver en territoire connu, une enfant infectée, un petit groupe qui cherche à rejoindre une zone sensée être sécurisée, une zone urbaine dévastée et des zombies partout.

Le scénario apporte cependant plusieurs éléments et variations sur le thème, la nature de la maladie et ses différentes phases de développement, l’idée d’une génération particulière, infectée mais toujours capable de raisonner et de dialoguer, et la fin inattendue qui tranche avec le classicisme avec lequel est généralement traité le genre zombie. Les personnages souffrent également moins du manichéisme habituel, particulièrement le sergent Eddie Parks qui démarre comme le classique salaud et prend très vite un virage bien plus subtil, de même que Glenn Close qui va laisser Melanie faire le choix final. The Last Girl est un très bon film, c’est bien fait, bien joué, bien réalisé, rafraichissant dans le genre, et avec quelques surprises. Même si les réactions des zombies sont parfois aléatoires pour répondre au scénario, même si nous avons le droit à quelques réactions stupides de certains personnages, The Last Girl reste un petit bijou à voir au plus vite.

Titre Original: THE GIRL WITH ALL THE GIFTS

Réalisé par: Colm McCarthy

Casting :  Gemma Arterton, Glenn Close, Paddy Considine …

Genre: Thriller, Drame, Epouvante-Horreur

Sortie le: 28 juin 2017

Distribué par: La Belle Company

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