Au commencement...

Au commencement… (Séries) Berlin Station 1×01

SYNOPSIS: Daniel Miller, un analyste de la CIA, est transféré au bureau de Berlin. Sa mission : découvrir de manière officieuse la source qui alimente un célèbre lanceur d’alerte, Thomas Shaw.

Berlin station est une série d’espionnage créée par Olen Steinhauer, réunissant un casting aussi hétéroclite qu’intéressant: Richard Jenkins, Richard Armitage (Strike Back, Hannibal), Rhys Ifans pour les têtes d’affiche les plus célèbres. La série commence sur un ton parfaitement classique pour le genre espionnage, à savoir par une succession d’évènements sur plusieurs continents, pour aboutir au cœur de l’intrigue, c’est-à-dire la divulgation du nom d’agents infiltrés par Thomas Shaw, mettant en péril l’antenne de la CIA en Allemagne.

Le héros incarné par Richard Armitage fonctionne très bien dès les premières scènes, notamment lors de son arrivée en Allemagne et permet au spectateur d’entrer très rapidement dans l’univers de la série, qui pourrait en rebuter plus d’un et surtout décourager, tant les enjeux semblent au départ vastes et un peu trop sérieux. Si Berlin Station n’échappe pas à l’obligation d’aborder ce thème de l’espionnage sous un angle concerné et suffisamment sérieux pour être crédible à l’écran, il n’en devient pour autant pas ennuyeux, comme ça aurait pourtant facilement pu être le cas. Le mélange d’atmosphère paranoïaque, de suspense, de faux-semblants et de trahisons latentes fonctionne particulièrement bien dès l’épisode pilote. Les personnages semblent tous cacher quelque chose, que cela passe par une motivation politique, idéologique ou simplement par une histoire adultérine. A noter l’utilisation de plusieurs personnages homosexuels ou des allusions homosexuelles laissant planer un doute sur la sexualité de certains protagonistes, qui s’intègrent parfaitement à l’intrigue, ajoutant une dose de mystère ou de suspense supplémentaires.

La réalisation oscille entre un rythme parfois soutenu, notamment pour les scènes de filature ou de confrontations, et une cadence plus lente pour les scènes d’exposition. La construction est réussie dans ce domaine également, permettant au spectateur de saisir les enjeux sans forcément trouver le temps long. L’épisode pilote présente également suffisamment de surprises et de petits twists pour maintenir un intérêt assez élevé et une tension notable.

Les acteurs tirent parfaitement leur épingle du jeu, Richard Armitage en tête, tant il semble à l’aise dans la peau de cet agent chargé d’enquêter sur Thomas Shaw. A la fois séduisant, charismatique et ténébreux, Armitage prouve qu’il est capable de briller dans un registre aussi particulier que celui de la série d’espionnage. Le reste du casting principal, composé d’acteurs plus âgés comme Jenkins, fonctionne très bien également, apportant la dose de crédibilité suffisante pour qu’on accepte ce qu’on voit à l’écran. Les allusions à Julian Assange permettent de faire le lien avec les affaires réelles récentes que l’on pourrait presque juger similaires et viennent nous faire prendre conscience que ce qui est décrit dans la série pourrait fort bien se dérouler dans notre monde réel, quand bien même les évènements semblent parfois un peu trop lourds de conséquences. Berlin station est donc une série à découvrir, à laquelle il est difficile de faire un reproche particulier, tant elle semble maîtrisée dans l’écriture, au vu de son pilote.

Crédits: Epix

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