Critiques

BALLERS (Critique saison 2) Parfait pour l’été

3 STARS BIEN

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SYNOPSIS: L’ancienne star du foot Spencer Strasmore, devenu agent financier de joueurs et gestionnaire de carrière, est loin d’avoir fait la reconversion professionnelle la plus simple, bien qu’évidente ! Cette année, les choses sont plus compliquées que jamais : dans le milieu surmédiatisé du football, la gloire et le succès côtoient régulièrement vie privée et vie professionnelle. Mais lorsque la frontière s’amincit, les déboires ne sont jamais bien loin. Spencer, se retrouve confronté à ses vieux démons lorsqu’il doit négocier un business avec le plus gros requin du milieu, Andre Allen, incarné par Andy Garcia !

Bienvenue à Miami ! Le ciel est bleu, la mer est belle et dans le monde du sport, tout ce qui brille est certainement en or. La série de Stephen Levinson (Entourage) entame sa deuxième saison sous le soleil de Floride et continue à suivre les déboires et les victoires de Spencer Strasmore (Dwayne Johnson), ancienne légende du football américain devenu conseiller financier pour la nouvelle génération d’athlètes. Au milieu de contrats qui valent des millions de dollars, de têtes brûlées qui perdent toute perspective quand le succès leur tombe dessus et de vieux filous aux comptes en banque bien remplis qui trament dans l’ombre pour se faire encore plus d’argent, le pauvre Spencer a beaucoup à faire. Montés comme des vidéo de rap et enrichis d’une bande-son fantastique (le département son fait un boulot génial), les épisodes de trente minutes se consomment comme des cacahuètes, à mi-chemin entre le sucré et le salé, un mélange qui ne fonctionne pas toujours à cent pour cent, mais qui se laisse regarder quand même.

Commençons par les évidences, Ballers est un festin pour les yeux. Qu’il s’agisse de la façon dont la caméra capture la beauté des paysages de Floride ou l’architecture de Miami, ou simplement à la beauté physique des acteurs à l’écran (et il y en a pour tous les goûts), c’est un éventail de joliesse en tous genre. Cependant, on a beau admirer l’esthétique et le lustre de la série, force est de constater que ça manque un tout petit peu de conflit tout ça. Quand la plus grande question est de savoir si un joueur va décrocher un contrat à trois millions de dollars ou à cinq millions de dollars ou comment un autre va amorcer la transition une fois sa carrière d’athlète terminée, on sent comme un manque de motivation pour pousser ces personnages vers l’avant. L’univers en lui-même est tout à fait fascinant, et Ballers peut se targuer, contrairement à Friday Night Lights, de jeter un regard assez objectif sur le monde des athlètes qui ont réussi et de la route difficile dans laquelle ils s’engagent après être « arrivés ». Mais l’indécision se prête mal à la tension dramatique et même s’il est tout à fait vrai que de nombreux athlètes se pose la question de savoir que faire une fois que leurs corps ne peuvent plus suivre, il faut une bonne dose de conflit et une direction claire pour faire une série qui se tienne.

Un peu comme certaines équipes sportives ont tendance à tout miser sur un seul joueur, Ballers fait l’erreur de s’appuyer un peu trop sur sa star. Certes, le « caillou » (The Rock) Johnson a suffisamment de charisme et de naturel à l’écran pour faire croire à tous les producteurs de la terre que sa seule présence suffira à transformer un script en machine à sous, mais il y aurait bien besoin que les créateurs apportent un peu d’attention au reste de la distribution. Joe (Rob Corddry) est un excellent sous-fifre, un Robin parfait pour un Spencer qui fait figure de Batman, mais même Robin a eu droit un jour à sa propre série de comics car nul duo ne peut fonctionner très longtemps si l’un des deux se contente d’être le faire-valoir. La dynamique de la comédie repose sur l’échange et malheureusement, le script ne fait pas assez usage des talents de Coddry qui se démène comme un beau diable avec ce qu’on lui donne et qui mériterait bien qu’on lui file une histoire à lui, juste pour lui donner l’occasion de montrer de quoi il est capable. De manière similaire, le reste des joueurs paraissent quelque peu mièvres aux côtés du protagoniste et en règle générale, un peu d’équilibre serait le bienvenu dans une série qui tourne beaucoup trop autour d’un seul personnage.

Ballers est sans doute la série la plus américaine de l’été. Le sujet est extrêmement spécifique et les créateurs ne s’attardent pas à vous expliquer les us et coutumes du football américain, ce qui pourra en refroidir certains. On est loin du thriller haletant, de la comédie hilarante ou du drame émotionnel à vous faire pleurer comme une fontaine. C’est une espèce d’ovni qui évolue dans un genre bien à lui et qui reste bien sympathique malgré ses fautes. Ça ne vous fera pas réfléchir et ça ne vous provoquera certainement pas de grandes émotions, mais c’est chaleureux et agréable à regarder. Parfait pour l’été donc !

Crédits: HBO / OCS

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