Lettre ouverte à...

LETTRE OUVERTE ET POST-SCRIPTUM A STEVEN SPIELBERG, UN AVENTURIER MAGIQUE

Cher Monsieur Spielberg

STEVEN SPIELBERG ET CLIFF AND CO
J’appréhende un peu de prendre la plume et de m’adresser à vous car c’est la première fois que j’écris à une divinité. Je ne sais pas si j’ai tous les codes ni si les mots qui sortiront de mon clavier auront suffisamment de force et reflèteront suffisamment l’admiration que j’éprouve à votre égard. J’en doute fortement d’ailleurs mais il faut parfois saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent. Vous avez toujours été présent dans ma vie de cinéphile, aussi loin que mes souvenirs remontent mais la première fois où je me rappelle avoir pleuré à chaudes larmes au cinéma c’est devant E.T. Vous êtes donc à l’origine de cette sensation magique qui est de pleurer en regardant des acteurs donner vie à des personnages sur un écran et les suivre dans une histoire qui nous touche et dans laquelle on se projette tant et si bien que nos barrières tombent et que nous nous en trouvons bouleversés. Vous remercier pour m’avoir inculqué ce sentiment est bien la moindre des choses. Vous êtes un magicien chez monsieur Spielberg et regarder vos films avec des étoiles qui scintillent dans les yeux est un cadeau qui se renouvelle à chaque fois. J’ai pleuré donc, mais j’ai ri aussi, j’ai eu peur, j’ai été ému, curieux, séduit, renversé, étonné, émerveillé, vous m’avez fait passé au fil de vos films par tout un panel d’émotions tellement fortes que je vous en serais éternellement reconnaissant. Tour à tour, je me suis identifié à vos héros, à vos marottes, j’ai aimé de manière inconditionnelle votre façon de raconter des histoires et de nous faire croire au merveilleux et à l’incroyable comme peu sont capables de le faire.

steven spielberg caméra cliff and co

De manière plus personnelle, je vous ai vu tout près de moi au Festival de Cannes 2012 où vous m’avez fait l’honneur de me signer un autographe. C’est l’une des toutes premières fois où j’ai bien failli faire une syncope, c’est dire comme à la fois, vous m’intimidiez et comme j’étais heureux. Vous témoigner mon admiration est bien le moins que je puisse faire tant vous m’avez offert sans même le savoir, de joies immenses. Vous dire merci pour E.T donc, mais aussi pour Indy, pour Tintin, pour Amblin, pour le T Rex, pour le requin des Dents de la Mer, pour Dreamworks, pour votre collaboration avec Tom Hanks, pour votre vision de Peter Pan, pour vos films avec Tom Cruise, pour tous vos projets, présents, passés et à venir. Et merci, oui merci infiniment pour La liste de Schindler. Pour avoir dit et montré l’horreur de l’une des plus grandes tragédies de l’Histoire et de l’avoir dit et fait avec ces images-là, avec cette émotion là, avec cette conviction là. Merci Cher Steven Spielberg de m’accompagner encore et toujours dans ma passion du cinéma. Et de par vos films et votre talent incommensurable, de faire de moi un homme meilleur, capable de croire encore un peu en l’humanité.

Votre dévoué Fred Teper

Post-scriptum par Erwan Darbellay

Cher monsieur Spielberg,

Director and jury president Steven Spielberg acknowledges applause during the opening ceremony ahead of the screening of The Great Gatsby at the 66th international film festival, in Cannes, southern France, Wednesday, May 15, 2013. (AP Photo/Francois Mori)

Nous sommes en 1991, je suis en vacances, j’ai 16 ans, les premiers jours de juillet sont frais, mais dans une semaine il fera presque 35 degrés sur l’ensemble de l’hexagone.. Un ami me téléphone : « Toi qui ne connais rien au cinoche, tu veux que je te prête quelques cassettes vidéo pour l’été ? », j’ai dit oui. Le lendemain, je récupère un sac de sport avec environ 40 films. Les Aventuriers de l’arche perdue, Poltergeist, Retour vers le futur, Les Griffes de la nuit, Predator, L’Aventure intérieure, E.T., Les Goonies, Abyss, Mad Max 2, La Mouche, Gremlins, Terminator, Les Dents de la mer, et même un film avec des infirmières coquines dont j’ai oublié le nom… En deux mois j’ai rattrapé presque toutes les années 80, et surtout, j’ai remarqué un nom qui apparaît dans plus de la moitié des films en tant que réalisateur ou producteur… Steven Spielberg. Un nom qui deviendra pour moi le synonyme de divertissement de qualité durant de longues années. D’ailleurs quelques mois plus tard je découvre mon premier Spielberg au cinéma, le mal-aimé Hook que personnellement j’adore, puis Gremlins 2, la folle suite du film de Joe Dante toujours produite par Spielberg. Ma vision du cinéma était simple à cette époque. Si j’avais envie de rire, je passais dans mon vidéo club me louer un vieux Monty Python ou Mel Brooks, pour le reste, il y avait Spielberg… Enfin jusqu’en 1993 et La Liste de Schindler, puis ma découverte cette même année d’un film plus ancien, moins connu, l’Empire du Soleil. Deux films qui ont fait de Steven l’un de mes réalisateurs préférés. Il aura marqué l’histoire du cinéma d’aventure du cinéma de science-fiction, créé le blockbuster, offert des œuvres profondément humanistes et des leçons d’histoire tout en produisant une bonne partie des films cultes des années 80. Maître du divertissement, amuseur de génie, metteur en scène virtuose, sans lui le cinéma serait un petit peu moins fun, un petit peu plus triste, et surtout il manquerait une petite part d’humanité dans le 7ème art… Merci Steven.

Cordialement, Erwan

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