Critiques

NIGHT SHIFT (Critique) Constantes médiocres

2 STARS PAS GENIAL

night shift

SYNOPSIS: De retour d’Afghanistan, le fougueux TC Callahan, un soldat blessé sur le terrain, est désormais docteur à l’hôpital de San Antonio. Avec ses camarades de la garde de nuit, il fait face à un combat qu’il n’avait pas imaginé : sauver des vies tout en essayant de concilier avec un nouveau chef, Michael Ragosa, dont l’intérêt pécunier prime sur l’aide aux blessés…

Il en est des séries télés comme de la température de l’eau : elles sont souvent chaudes ou froides, parfois brûlantes, parfois glacées, mais il est très difficile d’en trouver une d’une tiédeur absolue. Enfin du moins, jusqu’à ce que The Night Shift, création hospitalière de Jeff Judah et Gabe Sachs (Beverly Hills Nouvelle Génération, Freaks and Geeks) arrive sur NBC. Mashup pour ainsi dire optimal d’autres séries du genre, c’est un phénomène assez ahurissant que cette série qui arrive, chose incroyable à se positionner exactement au milieu. Milieu de quoi, direz-vous. Et bien… au milieu de tout.

The Night Shift, c’est l’histoire de TC Callahan (Eoin Macken), ancien médecin militaire exhibant des signes de stress post-traumatiques et un certain mépris pour les règles (à la Gregory House) et qui se retrouve face-à-face avec son ex, le Docteur Jordan Alexander (Jill Flint), administrateur dans le même hôpital. Celle-ci se voit confier la lourde tâche de tenir Callahan en main (à la docteur Lisa Cuddy), et doit aussi faire face à un groupe de chirurgiens et médecins un peu particuliers paraît-il, parce qu’ils travaillent la nuit. Parmi ceux-ci, on retrouve Topher Zia (Ken Leung) qui est surtout là pour nous expliquer ce qui ne va pas chez Callahan, vu qu’ils ont servi ensemble en Afghanistan, le docteur Drew Allister (Brendan Fehr), médecin homo qui ne peut pas sortir du placard vu qu’il est non seulement militaire, mais qu’il vit en plus au Texas, et les deux p’tits nouveaux Krista (Jeananne Goossen) et Kenny (JR Lemon), la Cristina Yang et le George O’Malley du groupe.

La structure n’a rien de vraiment très original. Le malade de la semaine se retrouve lié d’une façon ou d’un autre à l’un de nos personnages, Callahan fait un truc pas vraiment réglo et Alexander doit se battre bec et ongles pour que le grand patron de l’hôpital ne vire pas son ex petit copain. La réalisation est incroyablement prévisible, voire même quelque peu asthmatique et le script sent dangereusement le réchauffé. Le sang qui est censé bouillonner dans les veines de nos personnages principaux a été remplacé par une substance aqueuse et fade, et les pauvres acteurs font ce qu’ils peuvent avec des dialogues mous et des enjeux non-existants. Certes, ils travaillent la nuit et ils sont fatigués ces docteurs. On a envie de dire : et alors ? Ça les pousse à faire plus de bêtises ? Non, pas vraiment. Ils font exactement ce que font tous les autres docteurs dans toutes les autres séries, mais en moins bien et uniquement sous éclairage artificiel. Quant au fait qu’ils sont situés près d’un base militaire, ça veut surtout dire que les patients arrivent portant un uniforme plutôt qu’un jean. Voilà. C’est là toute l’étendue du « petit truc en plus » qui devait faire de Night Shift une série à part.

La série se donne des objectifs bien précis, expliqués en long en large et en travers au cours de longues scènes sur le toit de l’hôpital, mais toute cette exposition n’aide pas vraiment le spectateur à entrer dans l’histoire. On a beau comprendre ce qu’ils veulent faire, on ne peut s’empêcher de remarquer qu’ils ne le font pas. En fait, The Night Shift, c’est un peu le Guillaume Tell bigleux des séries médicales : il a beau avoir un arc, des flèches et une cible bien dessinée, il rate toujours son coup.

Crédits: TF1

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