Au commencement...

Au commencement… (Séries) THE MAGICIANS 1×01

magicians

4 STARS EXCELLENT

SYNOPSIS: Bientôt diplômé, Quentin Coldwater a du mal à se projeter dans son avenir en laissant de côté la magie qui le passionne depuis sa tendre enfance. A sa grande surprise, le jeune homme est admis à Brakebills, une école secrète qui forme les futurs magiciens. Il y fait la connaissance d’Alice, Penny, Margo et Eliot , avec lesquels il entretient des relations tantôt complices et souvent conflictuelles. Ensemble, ils vont pourtant devoir faire face à de grands dangers, des forces maléfiques venus de contrées insoupçonnées. Pendant ce temps, Julia, la meilleure amie de Quentin, qui a échoué aux tests d’admission de Brakebills, suit son propre chemin. Un chemin obscur et dangereux qui pourait la mener à sa perte…

Diffusée sur SyFy depuis Décembre 2015, The Magicians se classe sans problèmes dans la catégorie des bonnes surprises. Adaptée de la célèbre trilogie de Lev Grossman, la série se détache du livre sur plusieurs fronts, ce qui dans ce cas est vraiment une bonne chose. Les créateurs John McNamara (Lois et Clark, Aquarius) et Sera Gamble (Supernatural) ont étroitement collaboré avec Grossman (lui-même crédité en tant que scénariste sur pas moins de trois épisodes) pour un résultat hybride plus riche et parfois franchement plus intéressant que l’original, un peu dans la lignée de Outlander et on l’espère, du prochain American Gods. McNamara et Gamble sont clairement de grands fans de l’univers créé par Grossman, et c’est avec une délectation évidente qu’ils se sont attelés à la tâche ardue d’en faire une série pour la télévision. Si The Magicians ne peut vraiment se défendre des comparaisons avec les sagas Harry Potter (c’est une histoire qui se passe dans une école de magie) et du Monde de Narnia (il existe aussi des mondes parallèles dans lesquels les enfants règnent en tant que rois et reines), l’adaptation télévisée sait intelligemment en tirer parti. Les premières minutes de l’épisode pilote mettent en scène le directeur de Brakebills, l’université pour magiciens qui se trouve quelque part dans L’État de New York, et une mystérieuse femme à l’accent so british qui s’inquiète de savoir s’il a des nouvelles du « garçon ». Les fans du sorcier à lunette reconnaîtront immédiatement la scène d’ouverture d’Harry Potter à l’école des sorciersDumbledore et McGonagall avaient presque mot pour mot la même conversation. Mais si Dumbledore, en directeur responsable, savait tout de Harry, Dean Fogg lui est bien moins certain des allées et venues de Quentin, notre protagoniste, que l’on retrouve un peu plus tard en pleine consultation dans un hôpital psychiatrique (c’est un patient). Il aura fallu aux scénaristes seulement trois minutes pour introduire deux éléments phare de la saga : l’humour et la noirceur. Parce que s’il s’agit de magie, d’éducation, et du pays fabuleux de Fillory dont on ne parle que dans les livres pour enfants, la série elle, est bien ancrée dans le monde des adultes.

Les personnages principaux ont été vieillis pour les besoins de la série. Dans le livre, Quentin (interprété pas l’excellent Jason Ralph) est un lycéen aux proies aux angoisses de l’entrée dans la vie adulte et doit aussi faire face au fait qu’il est la personne la moins intéressante de la saga. Dans la série au contraire, Quentin s’apprête à rentrer à Brakebills en Master et non en première année, et son obsession pour Fillory en fait, en conséquence de son âge, quelqu’un de vaguement instable. Ralph n’a pas son pareil pour manier l’autodérision et on ne peut s’empêcher de sourire devant les maladresses de Quentin. Parfois, le charme d’un acteur peut vous rendre fan d’un personnage qui vous laissait froid auparavant. Il faut également mentionner que Ralph est très bien entouré : entre Stella Maeve qui joue Julia, la magicienne autodidacte et fragile, Hale Appleman (Eliot) et sa géniale nonchalance, la charmante Summer Bishil (la Janet des livres, rebaptisée Margo par la série) ou encore Olivia Taylor Dudley (Alice), discrète, douée et véhémente, c’est une jolie brochette de jeunes aux pouvoirs chancelants et au potentiel inconnu qui se retrouvent confrontés à des mystères qui les dépassent. Les fans du livre seront surpris et sans doute ravis de voir qu’il ne leur faudra pas attendre la saison deux pour savoir ce qui arrive à Julia ou même le milieu de la saison un pour que l’antagoniste avec un grand A fasse son entrée en scène. La série démarre sur les chapeaux de roues et ne perd pas de temps à nouer son intrigue, ce qui est de loin le meilleur moyen de rendre les spectateurs accros. Bon casting, belle image, un scénario qui tient la route, bref The Magicians nous livre un épisode pilote solide et bien mené, avec un dernier acte qui vous collera des frissons dans le dos. Comme pour toute nouvelle série, il faudra tenir ça à l’œil et voir comment cela évolue, mais il semblerait que celle-ci ait tout ce qu’il faut pour faire un carton. On vous prévient par contre : une fois commencée, il vous sera sans doute difficile de la lâcher.

Crédits : SyFy

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