Critiques Cinéma

ROCKY IV (Critique)

3 STARS BIEN

rocky iv affiche

SYNOPSIS: Apollo Creed, ancien adversaire et dorénavant ami de Rocky Balboa, est tué sur le ring par le boxeur russe Ivan Drago. Se reprochant de n’avoir pu sauver son camarade à temps, Rocky va demander un combat contre Ivan Drago afin de le venger. Une confrontation qui se déroulera sur le sol russe.

Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes. J’ai eu cette chance. J’ai donc baigné dans un environnement qui m’a appris le scepticisme face à l’imagerie tape à l’œil de l’Amérique Regannienne contre les méchants russes qui roule les R. Je devrais mépriser profondément Rocky IV et son interprète. Et pourtant ! J’ai 7 ans quand sort sur les écrans Rocky IV. Je ne le verrais donc pas en salles mais lors de passages télé, notamment avant la sortie du V. Très anticommuniste comme pas mal de film de l’époque, de James Bond à Rambo, le film est souvent réduit à cette simple image. Image véridique mais qui comme pas mal de films écrits et réalisés par Sly possède toujours des qualités cachées. Stallone est à l’époque en pleine gloire et l’ombre des années 90 n’est pas encore arrivée sur sa carrière d’actionner star. Une ombre qui aura pour noms Arnold Schwarzenneger ou Bruce Willis. Il sort de Rambo 2 : La mission qui fut un carton en salles mais a été étrillé par la critique sur son côté ouvertement pro américain. Stallone enfonce alors le clou avec Rocky IV. Rocky Balboa et son comparse Apollo Creed profitent de leurs succès que les spectateurs ont pu voir dans Rocky 1,2 ou 3 et mènent la belle vie. Ils commencent même à se demander s’ils sont encore en âge de boxer. Arrive alors Ivan Drago, un colosse de Russie qui veut boxer sur le territoire américain et sur les américains tout court. Creed, tout exalté de combattre ce géant y perdra la vie et Rocky ira jusqu’en Russie pour venger son ami.

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Rocky 4, à l’image d’un combat de boxe est une confrontation, un un-contre-un. En effet tout le film repose sur l’opposition entre deux concepts. Opposition évidente entre l’est et l’ouest avec cette ouverture qui voit exploser deux gants, l’un au couleurs de l’Amérique et l’autre de la Russie. Mais Stallone va également opposer le robot et l’humain. Si Drago s’entraine entouré de machines ultra perfectionnées, Rocky soulève des bouts de bois et court dans la neige. Les relations amoureuses s’opposent également. Rocky et Adrian, couple romantique s’il en est, fait face au couple Drago dont on ne verra aucune émotion ni aucun moment de complicité. Anecdote amusante c’est Brigitte Nielsen qui joue Ludmilla la femme d’Ivan Drago, elle qui est à l’époque la compagne de Sylvester Stallone. Les propagandes s’opposent également. Dans une jolie scène avant son combat contre Creed, Drago se retrouve au milieu d’un show à l’américaine avec l’outrance visuelle, des girls à plumes et un James Brown survolté. Et cela parait aussi ridicule que lorsque Rocky sera lui en Russie et que le Polit Bureau dans son ensemble assiste au match. Bien loin de la boxe, le show business ou la politique sont montrés par Stallone comme des parasites du sport. Et du sport il y en aura. Après les traditionnelles séances d’entrainement sous forme de clip, une fois de plus, le combat occupe une bonne partie de la fin du film.

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Stallone reprend la caméra pour ce Rocky et s’en sort bien. Ils les réalisent depuis le 2 et maitrise son sujet. Des combats aux paysages de Russie, le film n’est pas économe en spectacle. Petit bémol, le génial Bill Conti n’assure pas le score et même si l’on entend quelques thèmes de sa composition, la musique fait la part belle aux chansons en faisant un délicieux juke-box des années 80. Certains moments du film témoignent quand même du passage du temps. Trois montages sur fond de musique pop ponctuent le long métrage et si la bande son est aujourd’hui l’une des plus appréciés, on frise quand même le K.O face à tant de facilité. Ce qui fait qu’il est encore regardable aujourd’hui est qu’il est à la fois le reflet d’une époque, avec ses outrances politiques ou visuelles et qu’il contient une sincérité qui force le respect. Stallone, même avec ses défauts reste, à l’image de Rocky, profondément sincère. On prend plaisir à suivre les péripéties d’un personnage qui, parti de rien en 1976, a conquis les Oscar puis le cœur de millions de spectateurs. De quoi être ému quand sa silhouette apparait dans la bande annonce de Creed. Mais ceci est une autre histoire…

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Titre Original: ROCKY IV

Réalisé par: Sylvester Stallone

Casting : Sylvester Stallone, Talia Shire, Dolph Lundgren,

Carl Weathers, Brigitte Nielsen, Burt Young…

Genre: Action, Drame

Sortie le: 22 janvier 1986

Distribué par: –

3 STARS BIENBIEN

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Catégories :Critiques Cinéma

2 réponses »

  1. En effet, il s’agit là d’un opus tellement décrié, tellement moqué… Tout autant que les Rambo 2 et 3 réunis.
    Mais m’en fous ! J’ai le 45 tours « Burning heart » de Survivor à la maison. Et PAF !

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