Au commencement...

Au commencement… (Séries) The Player 1×01

player AU COMMENCEMENT
4 STARS EXCELLENT
SYNOPSIS: A Las Vegas, Alex King, un ancien sniper devenu agent de sécurité réputé qui vient de perdre sa femme, est plongé au coeur d’une mystérieuse conspiration. Il fait partie du Jeu, qui consiste à compléter une série d’actions héroïques où il doit sauver la vie d’innocents. De riches anonymes parient sur lui. Il est le pion…
C’était sur le papier l’un des projets les plus improbables de cette rentrée sérielle. Une série d’action comme on n’en fait plus et qui devait marquer les débuts à la télévision de Wesley Snipes, lui qui peine à retrouver le lustre d’une carrière ciné qui s’est peu à peu enlisée dans le pathétique. Un concept complètement barré, du divertissement léger sans prise de tête, voici ce que The Player, qui a débuté le 24 septembre dernier sur NBC promettait d’offrir à ses téléspectateurs. Si l’offre pouvait laisser dubitatif et laissait craindre un produit de série B totalement anachronique, le résultat est au final une très bonne surprise. Survitaminé, The Player est pour l’instant l’un des pilotes les plus fun de cet automne! Comment est-ce possible? Et bien par une espèce de miracle, ça file à 100 à l’heure, c’est testostéroné version XXL, il y a des fusillades, des poursuites en bagnole, de l’action à gogo, un zeste de Person Of Interest et des personnages intrigants qui mènent la barque au travers d’une intrigue -surement conçue sous substance illicite- qui propulse le show dans une zone de plaisir jouissif qui ressemble à celle où évoluent les blockbusters fun et décomplexé des années 80/90. Bref, The Player, sur la base de son épisode pilote semble s’affranchir d’un récit complexe et tortueux pour privilégier l’efficacité au fond. Si c’est souvent la conjonction d’une histoire forte et d’une direction artistique pointue qui font les grandes séries, The Player se laisse guider par l’état d’esprit qui prévalait dans les séries de jadis, à savoir trouver sa dose de kif hebdomadaire tout en laissant la réflexion et les enjeux sociétaux à des œuvres plus élaborées.
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Certes l’avènement de séries comme Mad Men, Breaking Bad ou Les Soprano ont obligé les showrunners à faire preuve d’imagination et à dessiner des personnages avec des fêlures et un background suffisamment pointu pour en faire des figures de proue de récits extrêmement élaborés. Ici pour le moment c’est plutôt clairement l’esbroufe qui a été privilégiée comme élément principal, mais ce qui aurait pu s’avérer extrêmement préjudiciable, est finalement très plaisant. Philip Winchester qui incarne le héros Alex Kane s’en sort avec les honneurs dans des séquences d’action menées tambour battant. Si le scénario peine en revanche à lui offrir une vraie crédibilité en tant qu’action man torturé, son héroïsme et ses qualités athlétiques sont très convaincantes et vecteurs de ce plaisir régressif que des décennies de cinéma d’action hollywoodien ont bâtis dans les cœurs de leurs aficionados. A la vue de ce pilote on n’identifie pas clairement de bad guy à opposer à Kane dans les combats. C’est plutôt une multitude de silhouettes qu’il affronte, et même si son face à face avec Wesley Snipes n’est pour l’instant qu’une bataille psychologique qui s’amorce, cela pourrait déboucher sur quelque chose de plus frontal. Dans le rôle de Mr. Johnson, éminence grise qui gère la partie et le joueur, l’acteur de The Blade semble s’amuser comme un fou dans une composition pleine de poudre aux yeux mais qui s’avère parfaitement adaptée à son mystérieux personnage. Caution féminine du show, Cassandra (Charity Wakefield) semble porter les prémisses d’un personnage intéressant, ce qu’il faudra vérifier sur la longueur, encore faudra t-il que la sanction des audiences lui en laisse le temps (elles furent assez catastrophiques pour le lancement). The Player s’impose comme une série de facture classique mais qui, en offrant un quota conséquent de fun pourrait bien être le guilty pleasure de cette nouvelle saison, encore qu’il n’y a pas la moindre raison de se sentir coupable d’aimer se faire plaisir.
Crédits: NBC/My TF1 VOD

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