Au commencement...

Au commencement… (Séries) THE ASTRONAUT’S WIVES CLUB 1×01

1,5 STARS ASSEZ MAUVAIS

astronaut_wives_club AU COMMENCEMENT

SYNOPSIS: La véritable histoire des premiers astronautes dans les années 60, et le combat quotidien de leurs femmes et de leurs enfants qui sont catapultés du jour au lendemain sous le feu des projecteurs…

Depuis le succès de Mad Men, les années 60 ont la côte à la télévision américaine et toutes les chaînes veulent leur versions. On attendait avec impatience, la nouvelle série d’ABC, créée par Stephanie Savage, éternelle comparse de Josh Schwartz, qui vole pour la première fois en solo avec cette histoire de relations féminines sur fond de course à l’espace. Avec son casting lustré fourmillant de visages familiers : Yvonne Strahovski (Chuck), JoAnne Garcia Swisher (Royal Pains) ou Evan Handler (Sex and the City) et son parfum de nostalgie (Kennedy ! Les cigarettes ! La guerre froide !), on avait la formule idéale pour titiller le patriotisme du public et faire exploser l’audimat.

Dès les premières minutes, il est évident que la série est pilotée par des professionnels. Savage a une longue expérience des séries télé (elle en est à son troisième projet en tant que créateur) et une attention toute particulière a été apportée à la production de son dernier bébé. Montage de vieilles archives de la NASA, tons et manières des dialogues qui respectent le langage vernaculaire de la fin des années 50, les costumes d’Eric Darman, les coiffures de Candace Neale et de son armada d’assistantes… Savage a veillé au moindre détail avec sa minutie légendaire. L’idée de départ est plutôt bonne (explorer le côté humain et familial de ces astronautes qui se retrouvent propulsés au rang de héros du jour au lendemain) et le livre de Lily Koppel sert de guide à une équipe passionnée par son sujet. Les acteurs prennent un malin plaisir à se glisser dans la peau de ces personnes historiques, même si on les sent parfois un tout petit peu perdus quant à la trajectoire qu’ils doivent prendre.

Malheureusement, en dépit de toutes ses bonnes intentions, The Astronauts’ Wives Club ne parvient pas à décoller. Les personnages, trop lisses, manquent de piquant. Il est difficile pour un public habitué aux Olivia Pope, Cristina Yang et autres Joan Holloway de s’identifier à ces femmes trop bien élevées qui passent leur temps à faire des tartes. Certes, leurs maris sont en train de vivre quelque chose d’historique : les premiers Américains dans l’espace ! La presse est à leur porte, les risques sont grandioses, et nos héroïnes font de leur mieux pour soutenir leur époux. Mais là est le problème justement : nos personnages principaux sont en fait… des personnages secondaires. Et l’on peut pousser le développement de ces femmes aussi loin que possible (divorces, animosité, grossesses), le fait est que ce qui leur arrive pâlit en comparaison de ce que leurs maris font de leur journées. On ne peut pas dire que regarder une femme regarder la télé soit franchement captivant, et ce en dépit des efforts des actrices qui tentent de tout leur cœur (et de tout leur visage) de nous communiquer ce qu’elles ressentent. La grande histoire est également assez chétive : la presse va s’intéresser de très près aux femmes des astronautes, mais, du moins de ce que l’on peut tirer de l’épisode pilote, aucune de ces femmes ne mène de vie suffisamment scandaleuse pour retenir l’attention des spectateurs.

Soyons justes, il est parfois très difficile de prédire ce qu’une série deviendra à partir du premier épisode (Parks and Recreation a dû subir une première saison très inégale avant de son grand triomphe, ou encore Arrow, la série phare de la CW qui a eu aussi du mal à démarrer). Pour le moment, ABC n’a pas annoncé la moindre intention d’annuler la série, et les ratings sont un tout petit peu en hausse et il faut avouer que se lancer dans une série qui se penche sur le rôle de ces femmes qui vivent par procuration est un remarquable challenge. Cependant, le rythme apathique de ces histoires a bien besoin d’un coup de fouet, et il est à espérer que l’arrivée imminente du premier hiatus servira de catalyse.

Crédits : ABC

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