Critiques

THE 100 (Critique Saison 1 & 2) Le compte est bon!

3,5 STARS TRES BIEN

THE 100 AFFICHESYNOPSIS: Après une apocalypse nucléaire causée par l’Homme lors d’une troisième Guerre Mondiale, les 318 survivants recensés se réfugient dans des stations spatiales et parviennent à y vivre et à se reproduire, atteignant le nombre de 4000. Mais 97 ans plus tard, le vaisseau mère, l’Arche, est en piteux état. Une centaine de jeunes délinquants emprisonnés au fil des années pour des crimes ou des trahisons sont choisis comme cobayes par les autorités pour redescendre sur Terre et tester les chances de survie. Dès leur arrivée, ils découvrent un nouveau monde dangereux mais fascinant…

Alors que le changement climatique fait de plus en plus couler d’encre aux États-Unis et la sécheresse en Californie ayant secoué pas mal de sceptiques, les chaînes réagissent avec gusto, lançant de plus en plus de série post-apocalyptiques (The Last Ship, Revolution, 12 Monkeys) et vu le succès, elles ont clairement tapé dans le mille. C’est pourquoi la CW a donné son feu vert à l’adaptation de la trilogie de Kass Morgan, diffusée sur nos écrans depuis l’année dernière.

Autant prévenir les puristes, on est loin d’une adaptation façon Outlander ou Game of Thrones, et le livre et la série divergent très rapidement et sans détour. Il s’agit de la première série de Jason Rothenberg, qui soit dit en passant, n’avait qu’un seul scénario à son actif avant que la CW ne le pose dans le fauteuil du patron. Incontestablement, si le créateur manquait d’expérience, il a su s’entourer. Il a notamment fait appel à de nombreux acteurs connus du grand public amateur de science-fiction : Alessandro Juliani (Battlestar Galactica), Dichen Lachman (Dollhouse, Agents of SHIELD) ou encore Henry Ian Cusack (Lost), pour apporter une touche de crédibilité nerd à une série qui, au moins au départ, en avait grandement besoin. Quant à son équipe de scénaristes, c’est une des plus grandes et des plus variées de la télévision américaine, comptant une dizaine d’auteurs pour la saison un, et presque autant de nouveaux venus pour la saison deux. Trop de cuisiniers gâtent la sauce, direz-vous. Eh bien non. Si la grande histoire, celle qui s’étend sur un saison et au-delà, est bien établie suivant le modèle d’un antagonisme majeur par saison, chaque épisode est doté d’une voix particulière, ce qui a le don de rendre la monotonie quasiment impossible.

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La saison un commence de manière classique. Notre personnage principal, Clarke (Eliza Taylor) s’oppose à Bellamy (Bob Morley) sur la façon de gérer le camp. Bien vite, les jeunes se retrouvent divisés: il y a ceux qui soutiennent Clarke et veulent mener à bien la mission que l’Arche et les adultes leur ont confiée, et ceux qui, comme Bellamy, se rebellent contre l’ordre établi et la vision étroite de leurs aînés. Bellamy est immédiatement positionné comme l’adversaire de Clarke, prônant l’utopie rabelaisienne du « faîtes ce qu’il vous plaît », mais son objectif principal est de protéger sa petite sœur Olivia (Marie Avgeropoulos), seule personne du camp qui, de manière assez ironique ne peut faire ce qu’il lui plaît qu’à la seule condition que cela plaise aussi au grand frère. Bien entendu, nos héros ne tardent pas à se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls sur notre bonne vieille planète, et rien de tel qu’un ennemi commun pour unir les désunis. On peut se lamenter sur le temps passé à ressasser les histoires de cœur de ces jeunes gens qui prennent sans doute un tout petit peu trop de place (ils sont quand même perdus dans un environnement hostile sans eau ou nourriture), mais bon, c’est une première saison ; on s’en remettra.

La saison deux démarre au quart de tour : les cents ont été séparés en plusieurs groupes, et l’arrivée des adultes sur la Terre se révèle être davantage un problème qu’une solution. Nos personnages ont grandi, et ils semblent plus conscients de la gravité de la situation. La saison s’attaque à des thèmes de plus en plus sombres et n’hésite pas à faire face à des questions difficiles (rédemption, culpabilité, un certain genre de racisme…). Clarke, que l’on croyait la force rationnelle de l’histoire, la championne de la paix et des pourparlers se révèle de plus en plus violente alors que Bellamy s’adoucit considérablement, fatigué par tant de luttes et de conflits. De nouvelles alliances se forment et l’on en apprend de plus en plus sur les habitants de la planète. Les personnages sont soumis à toutes sortes de conflits et tortures, et il n’en est pas un qui ressorte indemne. La fin de la saison nous laisse sur un grand point d’interrogation alors que Clarke se sépare du reste du groupe et s’en va seule, incapable de faire face à sa culpabilité. Nul ne sait quelle est sa destination, mais les supputations vont bon train.

La saison trois est en cours de tournage. On attend que les producteurs veulent bien nous en dire un peu plus sur ce qui nous attend mais pour le moment, à part une ou deux allusions, on n’est pas très avancés.

Crédits: The CW

 

 

 

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