Critiques

MES AMIS, MES AMOURS, MES EMMERDES (Critique Saison 4) ALL IS LOST ?

2,5 STARS MOYEN

mes amis mes amours mes emmerdes 1

SYNOPSIS: Trois couples, 6 amis pour la vie. Ils se sont connus à 20 ans, aujourd’hui, ils en ont plus de 40… 20 ans qu’ils partagent des rires, des larmes, des déchirements, des succès, des déboires… 20 ans aussi que chacun accumule des petits secrets qui sont autant de bombes à retardement… Ça va pleurer, claquer des portes, recevoir des gifles, trahir, tromper, fuir, revenir, s’embrasser, se réconcilier… Et surtout ça va rire ! Ces six-là surmonteront tout ensemble, parce qu’au fond, leur amitié, même cabossée, est ce qu’ils ont de plus précieux.

Les séries qui traitent de l’amitié et souvent par extension de la famille, nécessitent un équilibre et une justesse de ton assez difficile à trouver entre le drame nécessaire à l’avancée des intrigues et une part de comédie qui vient contrebalancer une noirceur qui peut difficilement être constante dans une fiction grand public, qui plus est estampillée comédie dramatique. La nouvelle saison de Mes amis mes amours mes emmerdes que TF1 lance ce lundi 4 mai ne déroge pas à cette règle immuable et s’inscrit dans la droite lignée des trois premières saisons d’une série qui n’en finit pas de se chercher malgré d’indéniables qualités et un beau succès (bien que la saison 3 ait connue une baisse d’audience significative). Après plusieurs changements de distribution (Serge Hazanavicius remplacé par Stéphane de Groodt, le départ d’Anne Charrier), c’est un nouveau départ définitif qui va induire toute l’écriture de cette nouvelle salve de huit épisodes. Avec la disparition de l’un des piliers du groupe, Mes amis mes amours mes emmerdes se cherche une nouvelle direction et tente de se réinventer pour repartir de plus belle avec de nouvelles scénaristes (Laure Doyonnax et Karine Spreuzkouski) à la barre. Disons le d’emblée, ce changement radical s’il implique forcément un bouleversement pour chacun des protagonistes ne permet pas à la série de s’extirper des défauts qui la gangrènent depuis ses débuts. A savoir un mélange entre drame et comédie qui fonctionne avec parcimonie ce qui entraine un certain déséquilibre. Les séquences dramatiques sont les mieux gérées avec une sensibilité et une émotion qui affleurent régulièrement tandis que les scènes de comédie semblent trop souvent artificielles et manquer du rythme qu’impose ce type de scènes si l’on veut que le téléspectateur se prenne au jeu.

mes amis mes amours mes emmerdes 2

La faute aussi à des enjeux scénaristiques trop faibles ou intéressants pour relancer des intrigues moribondes. Malgré la multiplicité des sujets abordés (l’impact d’un décès, les problèmes d’argent, le divorce, les soucis d’adolescence, la maladie d’Alzheimer…) c’est leur traitement qui pêche. Souvent des défauts d’écriture peuvent être contrebalancés par l’interprétation mais, si les comédiens ne déméritent pas, il leur est difficile de raccrocher tous les wagons. Le couple Florence Pernel-Bruno Madinier ne semble pas avoir bougé d’un iota depuis les premiers épisodes, ce qui est assez agaçant, elle abusant des crises de larmes et lui en chevalier blanc voulant protéger tout le monde tandis que Bernard Yerlès en fait parfois un peu trop dans l’emphase même si son jeu a le mérite de s’épurer quelque peu au fil des épisodes. Le couple Stéphane De Groodt-Elise Tielrooy est sans doute le mieux traité, même si lui a tendance dans son jeu à rester dans la zone de confort de ses chroniques sur Canal Plus, mais il le fait avec un talent certain. Ce sont surtout les personnages secondaires qui manquent de moelle et d’interprètes solides, notamment les plus jeunes, et notre manque d’empathie à leur encontre est sans nul doute pour beaucoup dans l’appréciation mitigée sur cette nouvelle saison, également centrée sur des conflits intergénérationnels. L’arrivée de Kader Boukhanef et de Delphine Serina ainsi que le cheminement des épisodes semblent amorcer ce nouveau départ désiré par la chaine et la production, mais si on continue de trouver l’ensemble sympathique on a du mal à se défaire de cette impression moyenne. Certes la série sait être touchante et faire preuve d’une belle humanité mais est-ce suffisant? Son salut pourrait peut-être passer par un resserrage des intrigues et un gommage d’un aspect vaudeville parfois trop marqué, afin qu’elle puisse poursuivre sa route et ainsi s’éviter le syndrome d’usure symptomatique de ces fictions prisonnières de leur concept, dont elles n’ont pas réussies à s’affranchir.

Crédits: TF1

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