Critiques Cinéma

QUANTUM OF SOLACE (Critique) **

SYNOPSIS: Même s’il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l’organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu’ils avaient imaginé. Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d’affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation. Au cours d’une mission qui l’entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manœuvre pour prendre le contrôle de l’une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l’organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique… Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu’il s’approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l’avance sur la CIA, les terroristes et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l’organisation…

La réussite artistique et commerciale de Casino Royale avait emmené James Bond sur des cimes sur lesquelles il n’avait plus surfé depuis un bail. Avec un nouvel acteur qui s’était glissé dans le smoking avec l’assurance et la classe des vieux briscards, la mise en place d’un nouvel univers plus conforme à ce que notre monde est devenu, et en s’inscrivant dans une logique plus humaine, la franchise la plus pérenne de l’histoire du cinéma semblait s’avancer vers l’horizon avec la certitude qu’elle repartait de plus belle pour de nouvelles aventures. Jusqu’à la sortie de Quantum Of Solace, tous les espoirs semblaient permis, aussi la déception n’en fut que plus rude à la vision de ce nouvel opus, clairement en dessous de son prédécesseur et qui ne restera pas dans les annales de la saga

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Conçu comme un diptyque avec Casino Royale dont il est directement la suite, Quantum Of Solace démarre pourtant sous les meilleurs auspices par une course poursuite digne des meilleurs Bond. Et pendant une grosse demi-heure on a même droit à de l’action non-stop, justifiée par ce début de film sur les chapeaux de roue et s’inscrivant parfaitement dans la logique de l’intrigue. Bond est de retour et il ne laisse guère de répit au spectateur. Trop peu même et c’est là où le bât blesse notamment. L’action est sur-découpée, assez hystérique et au final relativement indigeste car mal utilisée par la mise en scène syncopée d’un Marc Forster pas vraiment inspiré sur le coup. Forster ne réalise pas pour autant un mauvais film mais sa gestion des séquences d’action s’avère assez catastrophique et altère forcément notre plaisir primaire.

Malgré tout ce déballage d’action, malgré un Daniel Craig qui est toujours l’interprète idoine pour le rôle, malgré un cahier des charges relativement respecté, quelque chose cloche avec Quantum Of Solace. Le film, au fur et à mesure devient ennuyeux ce qui pour un James Bond peut vite s’avérer rédhibitoire. Car si il en fait trop dans l’action, on se désintéresse vite du cœur du scénario, et pour un épisode qui devait voir 007 fomenter sa vengeance, c’est quand même relativement préjudiciable. Handicapé également par deux James Bond girls qui font ce qu’elles peuvent, mais qui sont loin d’avoir le charisme de Eva Green et par un bad guy juste intéressant alors qu’il aurait pu être passionnant (interprété par Mathieu Amalric), Quantum Of Solace ne réussit pas en général à retrouver les promesses suscitées par Casino Royale.

La volonté d’une production souhaitant placer le personnage dans de nouvelles perspectives avait trouvé un écho avec Casino Royale, mais ici l’austérité du Bond incarné par Daniel Craig, et son « inhumanité » cachent mal le désir d’affubler la saga d’un cachet auteurisant qui dessert l’ensemble. Si le film est déséquilibré, alternant bonnes et mauvaises choses, il n’en reste pas moins un divertissement de qualité, mais après la réussite du précédent épisode, nous étions en droit d’attendre encore plus de ce Quantum Of Solace, qui au lieu de placer la franchise dans les meilleures dispositions, la fait revenir au rang où elle se trouvait avant Casino Royale. Une sorte de pas en arrière qu’il faudra tenter de réparer quand viendra l’heure du nouveau volet avec Daniel Craig: Skyfall.

QUANTUM OF SOLACE DE MARC FORSTER, AVEC DANIEL CRAIG, JUDI DENCH, GEMMA ATERTON, MATHIEU AMALRIC, OLGA KURYLENKO, GIANCARLO GIANNINI, JEFFREY WRIGHT…. SORTIE LE 31 OCTOBRE 2008

DISTRIBUE PAR SONY PICTURES RELEASING FRANCE

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3 réponses »

  1. Bein cela me fait plaisir de constater qu’on soit d’accord tous les 3 à la fois . Faut profiter de ce moment là! car même si ce film n’est pas mauvais en soi , il est d’un ennui …. Et Gemma je crois que y’a pas eu plus pire comme james bond girl….

  2. QoS a été lapidé par la critique alors qu’il a plein de qualités formelles et thématiques ; Skyfall a été encensé par la critique alors qu’il est bourré de défauts.
    Allez comprendre…

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