Critiques Cinéma

JC COMME JESUS CHRIST (Critique) *

Que dire ? Que dire d’un film dont on sort en ayant la certitude d’avoir perdu son temps et d’avoir jeté au panier une heure et quinze minutes qui ont pourtant parues interminables ?
Sous le couvert d’un faux documentaire sur un génie précoce du cinéma, le comédien Jonathan Zaccaï dont c’est le premier film comme metteur en scène, manque ses débuts.

Car si l’idée de départ était séduisante, si les premières minutes du film sont intéressantes, si l’on sourit même à deux ou trois reprises, le parti pris choisi par le réalisateur a de quoi décontenancé. On passe du doc à la fiction, comme on zappe frénétiquement et le fait de ne pas suivre le tracé qu’il a lui-même initié ne permet pas au spectateur de ressentir de l’empathie pour son héros. Pourtant interprété par le généreux et talentueux Vincent Lacoste (Les Beaux gosses), JC aurait pu nous réserver des moments savoureux, mais on passe tout le film à regretter ce qu’il aurait pu être si Zaccaï avait choisi clairement sa voie, entre l’humour potache et le portrait trouble d’un surdoué.

JC comme Jésus Christ, a beau empilé quelques guests dans des scènes qui ne les montrent  pas toujours à leur avantage (Kad Merad ou le compositeur David Gategno s’embourbent notamment dans des saynètes ridicules qu’ont dirait écrites pour combler le vide d’un scénario qui montre très vite ses limites), la vacuité du propos, la faiblesse de l’utilisation de ressorts dramatiques qu’on perçoit trop peu souvent, font qu’on reste imperméable à cette tentative qui sur le papier promettait beaucoup. Elsa Zylberstein ou Aure Atika ne parviennent pas non plus à nous dérider. Ella Waldmann dans le rôle de Marie, la petite amie de JC est très bien mais le traitement de leur relation aurait pu être vraiment très intéressant, mais là non plus, le sujet n’est pas approfondi comme il le devrait

A de trop rares instants, on sent que le film pourrait basculer dans un  versant plus sombre qu’il ne fait qu’effleurer, mais on reste finalement bien sage, à manger des miel pops (symbolique récurrente de l’enfance pour le réalisateur tout au long du film), en compagnie de call girls qui sniffent des rails de coke, sans doute le sommet subversif revendiqué par Zaccaï. Et que dire des mots d’auteur foireux, des vannes pas drôles, de cet ennui prégnant qui nous accompagne !
Au final, le film est si boiteux et il y a si peu à sauver de ce projet, qu’on aurait voulu aimer et qu’on nous vend à tort comme une grosse comédie, qu’on n’a qu’une envie : Jeter le bébé avec l’eau du bain.

JC COMME JESUS CHRIST DE JONATHAN ZACCAI, AVEC VINCENT LACOSTE, JONATHAN ZACCAI, ELSA ZYLBERSTEIN, AURE ATIKA, ELLA WALDMANN… SORTIE LE 8 FEVRIER 2012

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