Critiques Cinéma

SHERLOCK HOLMES: JEU D’OMBRES (Critique) ***

En 2009, Guy Ritchie avait dynamité le mythe Sherlock Holmes avec une adaptation trépidante et jouissive, aidé par un casting très glamour qui avait contribué à faire du film non seulement une excellente surprise mais aussi un gros succès au box-office.

Très vite, une suite avait été mise en chantier, et c’est donc tout excité que l’on retrouve Robert Downey Jr. et Jude Law dans ce Sherlock Holmes : Jeu d’ombres.
Poussant les gaz au maximum, Guy Ritchie, démultiplie tous les effets qui avaient séduits lors du premier opus, et si certaines scènes sont toujours extrêmement efficaces, d’autres dénotent et tombent parfois dans le grand guignol ce qui fait boiter l’ensemble.
Non pas que le film soit désagréable loin de là, mais las, l’effet de surprise n’y est plus. L’histoire met cette fois-ci  aux prises nos deux héros avec le professeur Moriarty, l’ennemi juré de Holmes, qui est à l’origine de morts suspectes et d’attentats perpétrés à travers le monde. Traversant au cours de leur enquête la France, l’Allemagne ou la Suisse, Holmes et Watson se retrouvent en grande difficulté…

Le film a toujours ce ton très badin et ludique mais, et c’est l’une des réussites de cette suite, avec un méchant de cinéma particulièrement savoureux interprété par l’excellent Jared Harris. Sherlock Holmes : Jeu d’ombres joue à fond son rôle de superproduction, en multipliant les lieux et les décors (la reconstitution  sent parfois le studio à plein nez et certains ont parfois un côté artificiel). L’action pétaradante et l’humour sont bien là et en cela le contrat est rempli, mais Guy Ritchie a le tort d’appuyer ses effets de style comme les ralentis et de les utiliser à toutes les sauces, ce qui finit par en atténuer l’impact.

Les comédiens ont toujours autant de charme, mais Robert Downey Jr. cabotine vraiment beaucoup, parfois jusqu’à l’absurde et on sent que les curseurs poussés à fond sont aussi là pour combler les manques du scénario, à l’instar de l’avalanche d’effets pyrotechniques. Robert Downey Jr est bien entendu entouré par un Jude Law, sexy et craquant en Watson et les deux acteurs se renvoient toujours la balle avec autant de jubilation pour eux que pour le spectateur. Noomi Rapace en gitane et Stephen Fry en frère complètement barré de Sherlock complètent entre autres la distribution, mais c’est dans le duel que se livre Robert Downey Jr. et Jared Harris que résident les scènes les plus intenses du film. On en vient parfois à regretter que le jeu d’ombres du titre n’ait pas trouvé de prolongement dans l’action, car il aurait été intéressant d’avoir une relecture façon The Dark Knight. On passe un très bon moment, là n’est pas le souci, mais on aurait aimé être bousculé, surpris et emporté.

SHERLOCK HOLMES : JEU D’OMBRES DE GUY RITCHIE, AVEC ROBERT DOWNEY JR., JUDE LAW, NOOMI RAPACE, JARED HARRIS, STEPHEN FRY…SORTIE LE 25 JANVIER 2012

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