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SYNOPSIS : Marty Mauser, un jeune homme à l’ambition démesurée, est prêt à tout pour réaliser son rêve et prouver au monde entier que rien ne lui est impossible.
Plus rien n’arrête A24 (et c’est tant mieux). Avec Marty Supreme, le studio indépendant confirme son statut d’empire créatif incontournable et signe déjà son plus grand succès, dépassant les performances de Everything Everywhere All at Once et de Civil War. Et le plus impressionnant reste à venir puisque le film n’est même pas encore sorti partout que la promotion atteint son paroxysme. Impossible en effet d’échapper au raz-de-marée médiatique porté par Timothée Chalamet, omniprésent, parfois déroutant, notamment avec cette anecdote ubuesque où il aurait porté des lentilles pour abîmer ses yeux afin d’approfondir son jeu (ça aura eu le mérite de bien nous faire rire…jaune). Aux commandes, Josh Safdie, pour une fois sans son frère Benny Safdie, parti réaliser son très sympathique Smashing Machine en compagnie de Dwayne Johnson. Résultat : un film électrique qui confirme que 2026 commence sous les meilleurs auspices.

Marty Supreme est un film sans temps mort. Chaque baisse de rythme apparente n’est qu’une illusion savamment orchestrée : un nouvel élément surgit, relance la machine, et propulse le récit vers l’avant. Porté par une bande originale incroyablement savoureuse de Daniel Lopatin (le morceau I Love You, Tokyo suffit à lui seul à donner le ton de l’envoutement) le film installe un cercle vertueux entre musique, interprétation et mise en scène. L’énergie circule, se régénère, explose et rebelote. Malgré ses 2h30 au compteur, le film file à une vitesse folle, galvanisé par un montage incisif et une direction artistique vibrante. Josh Safdie signe ici un long métrage aussi haletant qu’accessible, un film qui capte l’attention sans jamais la lâcher. L’écosystème qu’il déploie est à la fois brut, récréatif et paradoxalement lumineux : un monde où les rêves semblent à portée de main, même lorsque tout concourt à les briser.

Même si l’on adhérait moins à la trajectoire récente de Timothée Chalamet depuis Bones and All, dernier grand film dans lequel il nous avait véritablement happés, Marty Supreme inverse totalement la tendance. Chalamet y est aussi habité qu’exceptionnel. Il incarne Marty, jeune homme prêt à tout pour accomplir son rêve, quitte à ce que la fin justifie les moyens. Femmes, enfant, chien : rien ne semble sacré face à l’ambition dévorante qui l’anime. Mais loin d’en faire un simple anti-héros cynique, le film explore les failles, les revers de médaille, les cicatrices laissées par l’obsession. Inspiré librement de la vie de Marty Reisman, le récit parvient à être aussi captivant pendant les matchs qu’en dehors. Et si Odessa A’zion, Gwyneth Paltrow et quelques « gueules » apportent une présence précieuse, Chalamet reste le grand maître à bord, profitant d’un scénario effréné, malin et d’une générosité rare qui lui laisse pleinement la part du lion.

Marty Supreme n’est donc pas simplement un grand succès commercial en devenir, c’est un film de haute volée. Une œuvre ambitieuse, tendue, portée par une écriture archi maligne et une mise en scène qui ne se repose jamais sur ses acquis. Il y a quelque chose d’éminemment grisant dans cette trajectoire, celle d’un personnage prêt à brûler toutes les étapes, et parfois ceux qui l’entourent, pour atteindre les sommets. Le film assume cette radicalité, la sublime même, et transforme l’ascension en une vraie expérience sensorielle avec un Marty qui gesticule dans tous les sens.

Avec Marty Supreme, A24 démontre une fois de plus qu’il est possible de créer un film exigeant, nerveux et généreux tout en conquérant un public massif, où quand l’audace artistique et le succès populaire font bon ménage. Porté par un Timothée Chalamet au sommet de son art, par le scénario (co-écrit avec Ronald Bronstein) et la réalisation survoltée de Josh Safdie et la musique hypnotisante de Daniel Lopatin, le film s’impose comme l’un des événements majeurs de ce début d’année. Et alors que sa sortie mondiale n’est pas encore achevée, une chose semble certaine : Marty Supreme ne fait que commencer son ascension. 2026 débute décidément très fort.

Titre Original: MARTY SUPREME
Réalisé par: Josh Safdie
Casting : Timothée Chalamet, Gwyneth Paltrow, Odessa A’zion …
Genre: Biopic, Drame
Sortie le: 18 février 2026
Distribué par: Metropolitan FilmExport
EXCELLENT
Catégories :Critiques Cinéma








































































































































