
Quarante-cinq ans d’excès, de rivalités, de robes à épaulettes, de champagne millésimé et de coups bas servis avec élégance. Diffusée pour la première fois en 1981, Dynastie n’est pas seulement une série culte : c’est un monument du soap opera de luxe, pensé comme une réponse directe à Dallas, alors au sommet de sa gloire. Dynastie fête cette années ses 45 ans, je vous dis tout dans cette vidéo!
Créée par Richard et Esther Shapiro et produite par l’incontournable Aaron Spelling, la série raconte la guerre familiale autour de l’empire pétrolier des Carrington. À sa tête, Blake Carrington, incarné par John Forsythe, patriarche autoritaire pris entre son ex-femme machiavélique et sa nouvelle épouse idéalisée.
Car Dynastie, c’est avant tout un duel devenu mythique : Alexis contre Krystle. D’un côté, Joan Collins, propulsée au rang d’icône mondiale grâce à Alexis Carrington, figure glamour, cruelle et délicieusement amorale. De l’autre, Linda Evans, incarnation du romantisme et de la vertu. Si Dallas avait J.R., Dynastie avait Alexis : moins cynique peut-être, mais infiniment plus flamboyante, transformant chaque apparition en événement.
La série s’est également imposée par ses cliffhangers légendaires, dont le plus célèbre reste le mariage sanglant en Moldavie, sommet absolu de la démesure télévisuelle, où presque tous les personnages se retrouvent pris pour cible dans un final resté gravé dans l’histoire de la télévision.
Autour du couple central gravite une galerie de personnages devenus cultes :
Steven Carrington, incarné d’abord par Al Corley, puis par Jack Coleman, Fallon, jouée par Pamela Sue Martin, puis par Emma Samms, sans oublier les affrontements réguliers et savoureux entre Dex Dexter — Michael Nader — et Adam Carrington, interprété par Gordon Thomson, véritables combats de fauves en costume de luxe.
Dynastie, c’est aussi une série événement grâce à ses guest stars prestigieuses. On y a vu notamment Rock Hudson, dans l’un de ses derniers rôles télévisés, Ali MacGraw, Brian Dennehy, mais aussi Bo Hopkins, Dale Robertson et James Farentino, autant d’apparitions qui donnaient à chaque saison un parfum d’exception. La distribution s’est enrichie au fil des années avec des arrivées majeures, comme Diahann Carroll ou Christopher Cazenove dans le rôle de Ben Carrington, demi-frère de Blake, dont l’importance scénaristique bouleversera durablement les équilibres familiaux.
La série a même engendré un spin-off, Les Colbys, porté par John James dans le rôle de Jeff Colby, aux côtés de légendes absolues du cinéma comme Charlton Heston, Barbara Stanwyck ou Katharine Ross preuve du prestige inégalé de cet univers.
Et puis il y avait le gigantisme assumé : du vrai caviar, du vrai champagne, des décors somptueux, des costumes hors de prix. Dynastie ne faisait pas semblant d’être riche : elle l’était réellement à l’écran.
La série s’arrête pourtant brutalement en 1989… sur un cliffhanger, avant qu’une mini-série, La Réunion, ne tente de refermer la saga. Une conclusion imparfaite, à l’image d’une œuvre trop démesurée pour vraiment s’achever.
Quant au remake lancé sur Netflix, il n’aura été qu’un écho moderne, parfois divertissant, mais jamais capable de retrouver la cruauté, l’élégance et le glamour outrancier de l’original.
Quarante-cinq ans plus tard, Dynastie demeure une leçon de télévision : excessive, somptueuse, scandaleuse… et absolument inoubliable. Dites-moi en commentaire si vous l’avez vue et ce que vous en avez pensé et sinon si cette vidéo vous a donné envie de la découvrir. Et pour des conseils ciné, séries, livres, n’oublie pas de t’abonner!








































































































































