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SYNOPSIS : Avec Lyès derrière les barreaux et un nouveau gang qui essaie de s’emparer du trafic de drogue marseillais, l’équipe fait face à plus de dangers que jamais, sur tous les fronts
Disponible à partir du 9 décembre sur Netflix, la saison 2 de Pax Massilia confirme avec brio qu’Olivier Marchal reste l’un des maîtres incontestés du polar français. Seuls trois épisodes ont été mis à disposition de la presse, mais il n’en faut pas davantage pour saisir l’ambition et l’efficacité de cette nouvelle salve. Deux ans après une première saison excellente, Marchal reprend les manettes et offre une suite directe qui démarre quelques mois après les événements explosifs de la saison inaugurale.
On reprend les mêmes, et on recommence — pour notre plus grand plaisir. La distribution riche et talentueuse est de retour : Tewfik Jallab, Samir Boitard, Nicolas Duvauchelle, Jeanne Goursaud, Lani Sogoyou, Olivier Barthélémy et Idir Azougli. Leur complémentarité, leur tempérament, et la manière dont leurs présences se percutent ou s’articulent créent une dynamique qui contribue énormément au rythme et à l’efficacité de la série. L’alchimie est intacte, peut-être même plus affûtée encore.
On retrouve également cette ambiance nerveuse et urbaine qui avait tant marqué la saison 1, rythmée par des tubes de rap choisis avec un sens précis du timing et de l’atmosphère. Les dialogues, comme souvent chez Marchal, sont savoureux : secs, ciselés, parfois drôles, toujours affûtés. Quant à l’action et aux fusillades, elles sont plus que jamais de mise, portées par un sens de la mise en scène souvent impressionnant. Ce réalisme abrupt, presque tactile, fait mouche à chaque séquence.
Le récit, bâti sur un fond de narcotrafic marseillais, est en prise directe avec le réel et résonne d’autant plus avec l’actualité récente. Cette saison 2 — écrite par Olivier Marchal, Kamel Guemra, Olivier Dujols et Edgar Marie — plonge immédiatement dans le vif.
Parmi les nouveautés marquantes, Bilal Ben Osmane est proprement impressionnant dans le rôle de Mehdi Djaoui, un jeune totalement azimuté, imprévisible et franchement effrayant. Une présence qui s’impose instantanément à l’écran et qui enrichit la galerie déjà puissante de personnages.
À la réalisation, Marchal signe les quatre premiers épisodes, avant de passer le relais à Nicolas Guicheteau pour les deux derniers. Si la surprise n’est pas forcément à chaque coin de rue, les trois épisodes dévoilés conservent toute l’efficacité d’une série qui prouve, une fois encore, qu’Olivier Marchal continue de tenir la dragée haute à ceux qui aimeraient le faire tomber de son piédestal.
On ignore encore si une saison 3 verra le jour. Mais une chose est sûre : cette deuxième saison de Pax Massilia envoie du lourd — du très lourd — pour les amateurs du genre. Un polar musclé, rythmé et sans concessions, qui confirme que la franchise a encore de l’essence dans le moteur.
Crédits : Netflix
Catégories :Critiques Cinéma








































































































































