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Guillaume Canet se la joue Jean-Paul Belmondo dans un film où il castagne à tout va ? L’acteur réalisateur de Ne le dis à personne est-il un action hero convaincant ? Je vous dis tout dans cette vidéo !
Salut à tous, dans cette nouvelle vidéo, je vous parle d’Ad Vitam réalisé par Rodolphe Lauga avec Guillaume Canet, Stéphane Caillard et Nassim Lyes disponible sur Netflix depuis ce 10 janvier. Dans ce film, après avoir échappé à une tentative de meurtre, Franck Lazarev doit retrouver sa femme Leo kidnappée par un mystérieux groupe d’hommes armés. Il est rattrapé par son passé et se retrouve plongé dans une affaire d’État qui le dépasse. On avait trouvé la bande-annonce d’Ad vitam alléchante et on appréhendait paradoxalement de découvrir ce long métrage destiné à Netflix dont les films originaux français ont plus souvent failli que réussi. Sous la houlette de Rodolphe Lauga, co-scénariste de Canet sur Rock and Roll et Nous finirons ensemble, co-écrit par Lauga et Canet avec la collaboration de David Corona, ancien membre du GIGN, Ad Vitam n’est pas le nanar redouté, voire espéré tant certains semblent prompts à abaisser le film à cette nature alors qu’il en est à notre avis très loin. En effet Ad vitam est un divertissement d’action bien troussé, bien shooté, rythmé, où l’on ne s’ennuie pas et qui est bien interprété par un trio très convaincant qui démontre des aptitudes physiques certaines. Produit par Guillaume Canet et Jean Cottin pour Netflix, le film démarre par un tunnel d’action très efficace et prend le risque de casser cette dynamique pour un long flashback où les relations entre les différents personnages sont racontées au moment de leur formation. Une idée qui a le mérite d’humaniser toute cette bande et de nous les rendre pour le coup particulièrement attachants avant de revenir à la baston et aux fusillades. Canet semble être comme un poisson dans l’eau dans cet univers et il ne faut pas oublier que son deuxième long métrage, Ne le dis à personne, lui avait déjà permis de s’étalonner sur ce type de rôle physique. Ce n’est peut-être pas du grand cinéma, mais c’est très efficace et on n’en demandait pas plus. Scénaristiquement, certains moments font pourtant perdre à l’ensemble sa crédibilité et comme le but est que le comédien s’illustre dans le plus de disciplines possibles, on finit par atteindre le trop plein, notamment quand un parachute ascensionnel se trouve inopinément sur sa route. Que notre suspension d’incrédulité soit mise par moment à rude épreuve n’entame pourtant pas notre sympathie pour le projet qui satisfait notre quota d’action et de frissons. Canet est bon on l’a dit, Stéphane Caillard est comme toujours impeccable même si l’écriture de son personnage est la moins convaincante et Nassim Lyes qui était incroyable dans Farang poursuit dans cette dynamique. On regrettera que certains personnages secondaires manquent de chair et de substance à l’image de ceux d’Alexis Manenti et Zita Hanrot, mais pris dans un tourbillon d’action, le manque de profondeur psychologique finit par n’être qu’un détail. Le bad boy, lui aussi est réduit à sa dimension de méchant caricatural même si il est pourtant interprété par l’excellent Johan Heldenbergh. Malgré ses défauts et le fait que le rire soit constamment absent, Ad Vitam fait le job et nous offre un moment tendu et jouissif porté par une équipe artistique qui réussit son coup.
Ad Vitam de Rodolphe Lauga avec Guillaume Canet est disponible sur Netflix depuis ce 10 janvier. Dites-moi en commentaire si vous l’avez vu et ce que vous en avez pensé et sinon si cette vidéo vous a donné envie de le découvrir. Et pour des conseils ciné, séries, livres, n’oublie pas de t’abonner !
Crédits : Netflix France
Catégories :Critiques Cinéma, Les années 2020








































































































































