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SYNOPSIS : Après l’hospitalisation de sa mère, Mildred, 12 ans, part camper avec son père, illusionniste, qu’elle connaît à peine. Dans la nature de la Nouvelle-Zélande, leur but est de partir à la recherche d’une bête mythologique connue sous le nom de Panthère de Canterbury.
Comme le disait le délégué général du PIFFF, Cyril Despontin, en ouverture de la 4ème journée, il n’y a pas que des films de genre fantastique qui sont présentés à ce festival. Il y a également des films pour lesquels l’équipe a eu un énorme coup de cœur. Au sein de cette programmation dense, c’est donc le cas pour Bookworm, qui fait figure de film familial où les enfants (à partir de 8 ans) sont les bienvenus. Nous voilà donc embarqués pour une aventure avec de jolis décors, des éclats de fantaisie et de la mélancolie. Au cœur de l’histoire se trouve Mildred, 11 ans, interprétée par la formidable Nell Fisher, une jeune fille (très) précoce et loquace élevée modestement dans la région de Canterbury par une mère célibataire qui cumule plusieurs emplois pour joindre les deux bouts. Mildred fait partie d’une longue tradition d’enfants de cinéma courageux et adorables qui élèvent leurs parents la plupart du temps.
Elle n’a jamais rencontré son père, mais alors que sa maman (Morgana O’Reilly) est hospitalisée à la suite d’un accident de grille-pain (oui vous avez bien lu), son papa, Strawn (Elijah Wood), un pathétique illusionniste affublé d’un pantalon en cuir moulant et de son vernis à ongles noir arrive pour s’occuper d’elle. Soucieux de lui plaire, il accepte d’emmener Mildred faire du camping afin de retrouver une panthère locale légendaire et ainsi pouvoir récupérez le prix de 50 000 $ offert à tout explorateur intrépide qui réussira la mission de prouver que la panthère existe. La mère de Mildred étant lourdement endettée, sa fille veut lui faire une surprise lorsqu’elle se réveillera en payant ses factures.

Bookworm est écrit par Toby Harvard et réalisé par Ant Timpson, qui est le fondateur du concours de cinéma néo-zélandais « 48 Hours », remporté lors de sa première année par un réalisateur inconnu du nom de Taika Waititi. De plus, Harvard et Timpson ont déjà travaillé avec Wood en tant que producteur sur la comédie horrifique The Greasy Strangler (Jim Hosking). La caméra attentive du directeur de la photographie Daniel Katz rend justice à la connexion délicate entre les protagonistes, leur donnant à tous deux la proximité et l’espace de respiration dont ils ont besoin à travers les décors grandioses destiné aux grands écrans de cinéma. Cela est assez brillamment exécuté, le film commence avec un format d’image resserré, agrandissant l’image dès que Strawn et Mildred s’aventurent dans la nature. C’est presque comme si le cinéaste voulait déclarer dès le début que leur film à l’échelle intime a de plus grandes ambitions en tête, à la fois visuellement et émotionnellement. Bien qu’il soit tout à fait prévisible que les deux trouveraient non seulement la panthère, mais aussi une véritable compréhension et un amour mutuel, la façon dont Timpson fait avancer l’histoire, divertit et gagne les cœurs.
Bookworm est un film qui se veut un brin édulcoré, mais il conserve un ton innocent de conte de fées tout au long du film, principalement grâce aux bonnes performances de ses acteurs principaux. Elijah Wood retrouve le paysage accidenté de la Nouvelle-Zélande et en profite peut-être pour revisiter quelques endroits qu’il a traversés en route vers le Mordor dans les films Le Seigneur des anneaux. Ici il n’a pas les pieds poilus mais il arrive à utiliser ses yeux expressifs et sa voix chaleureuse, il apporte beaucoup de charme et de réconfort à son interprétation pour donner vie à un personnage bien intentionné mais plutôt malheureux. Il exprime avec discrétion la vulnérabilité de Strawn et sa tentative de ne pas rater son rôle de père est transparent et touchant. Face à lui, Nell Fisher est tout simplement bluffante, elle exprime son talent avec brio et s’assure qu’on ne remette jamais en question la crédibilité de son personnage. Aussi vaste et accueillant que ses paysages pittoresques à couper le souffle, Bookworm dégage un joyeux sens de l’aventure, une escapade père-fille délicieusement décalée, avec un mélange parfait d’émerveillement enfantin et de mordant adulte. C’est une escapade charmante qui s’adresse à tous ceux qui aiment les road movies en famille avec une touche de maturité.

Titre Original: BOOKWORM
Réalisé par: Ant Timpson
Casting : Elijah Wood, Michael Smiley, Nell Fisher …
Genre: Aventure, Comédie, Famille
Sortie le: Prochainement
Distribué par : –
TRÈS BIEN
Catégories :Critiques Cinéma, Les années 2020








































































































































