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SYNOPSIS : Cassandra Web est une ambulancière de Manhattan qui serait capable de voir dans le futur. Forcée de faire face à des révélations sur son passé, elle noue une relation avec trois jeunes femmes destinées à un avenir hors du commun… si toutefois elles parviennent à survivre à un présent mortel.
En acceptant de signer en 2015 un partenariat avec Marvel, Sony autorise ces derniers à intégrer le personnage de Spiderman dans l’univers cinématographique Marvel. Sans son homme-araignée Sony décide de créer son Sony Spider-Man Universe (SSU en abrégé) une franchise construite autour des personnages secondaires et des méchants associés à Spiderman. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’univers SSU a connu des débuts maladroits avec Venom puis Venom : Let There Be Carnage, tous deux descendus par la critique, les films manquants cruellement de crédibilité et de profondeur dans leurs scénarios, le troisième volet Morbius (2022) n’a pas fait mieux, voire pire. Après trois échecs cuisants sur de nombreux plans, 2024 s’annonce (encore) crucial pour Sony, puisque cette année verra la sortie de 3 productions : Madame Web, Kraven le chasseur et Venom 3. Ce qui ne sera pas une mince affaire aux vues des échecs successifs des films de super-héros sorti en 2023, The Flash, Shazam 2 et The Marvels en ont récemment fait les frais et ils ont démontré une certaine fatigue, un épuisement des super-héros. C’est dans ce contexte compliqué que sort la nouvelle production intitulé Madame Web. Bénéficiant d’une bande annonce sortie à la limite de l’anonymat puis d’une promotion bâclée voire quasiment inexistante, que nous réserve ce nouvel opus du SSU ? L’histoire prend vie en Amazonie péruvienne dans l’année 1970, où l’on découvre Constance (Kerry Bishé) une jeune femme à la recherche d’une araignée qui possèderait des pouvoirs de guérisons. Une fois celle-ci en sa possession, elle se fait rapidement trahir par son garde du corps, Ezekiel (Tahar Rahim). Laissé pour morte, elle sera sauvée par les légendaires araignées de la jungle, le temps pour elle de mettre son bébé au monde. Trente ans plus tard, à New York on redécouvre la fille de Constance, devenue adulte, c’est une femme qui se prénomme Cassandra Webb (Dakota Johnson), elle travaille comme ambulancière aux côtés de Ben Parker (Adam Scott), alias le futur oncle de Peter Parker. De nature intrépide mais plutôt associale, Cassandra prend son métier très à cœur, allant jusqu’à sauver un homme d’une voiture sur un pont, elle subira un accident qui déclenche des pouvoirs psychiques latents. En parallèle, on retrouve Ezekiel doté d’une vitesse et d’une force spectaculaire ainsi que de visions nocturnes montrant sa mort aux mains de trois mystérieuses femmes. Pour éviter cela il s’efforce de retrouver ces femmes afin de les éliminer. Lorsqu’il retrouve leurs traces dans un métro, ces dernières sont sauvées par Cassandra. Ces trois femmes sont définies uniquement par leurs apparences et leurs comportements de dessins animés, Julia Cornwall (Sydney Sweeney) est la nerd maladroite, Mattie Franklin (Celeste O’Connor) est la skateuse impétueuse et Anya Corazon (Isabela Merced) la sans papiers indescriptible, toutes sont liées par leur manque de parents. Elles vont s’allier afin de lutter contre Ezekiel.

Madame Web fait partie de ces rares films de super-héros que l’on peut regarder sans jamais avoir vu un autre film, aucune intrigue précédente ou introduction n’est nécessaire. Ceux qui ne connaissent pas Madame Web ou ses Spider-Woman au travers des bandes dessinées peuvent profiter confortablement de cette aventure cinématographique. Mais soyons honnête, Madame Web ne va pas inverser le déclin actuel et il ne sera probablement pas le film qui sauvera le genre des super-héros, son manque d’imagination étant assez stupéfiant.

Nous avons déjà assisté à plusieurs reprises à cette reviviscence d’événements, d’Un jour sans fin à Destination finale, la prémisse n’est pas nouvelle et Madame Web y trouve des voies convaincantes mais qui malheureusement auraient pu être plus approfondies. Les moyens par lesquels Samantha exploite et utilise ce pouvoir ressemble plus à des dons de divination, on ne comprend pas trop comment fonctionne ses visions, ni quand et pourquoi elles interviennent. La réalisatrice SJ Clarkson nous offre une mise en scène maladroite avec des éléments musicaux inélégants et surtout trop de zooms instantanés qui viennent entacher le paysage, ses angles inclinés et un éclairage trop théâtral rendent certaines scènes embarrassantes. Écrit par Clarkson, Matt Sazama, Burk Sharpless et Claire Parker, le scénario est plein de mauvais dialogues mal interprété par les actrices et les acteurs. Sydney Sweeney et Tahar Rahim sont les plus mal servis, on demande à la première de se tortiller et de bégayer maladroitement sans pouvoir montré ses talents de comédienne. Le second lui incarne un méchant transparent, sans émotions, la caméra ne filme presque pas son visage, l’acteur semble muselé. Reste la performance de Dakota Johnson qui est plutôt correcte, elle nous offre des touches d’humour (intentionnelles ou non) et n’en fait jamais trop.

Madame Web n’offre pas les attendus escomptés, manque de suspens, de frissons et d’action pour lesquels le grand public vient voir les films de super-héros, c’est une pâle adaptation de bandes dessinée, mais malgré cela le film n’est pas aussi mauvais que pourrait le laisser croire sa campagne promotionnelle bâclée où les nombreux retours calomnieux. Bien sûr, c’est loin d’être un film parfait, il ne restera pas dans les annales mais il faut lui reconnaître le mérite d’avoir essayé de faire quelque chose de semi-audacieux et différent par rapport aux précédents films du SSU. Le film se termine sur une ouverture vers une saga jonchée de spider-Woman, mais à la vue des premiers résultats au box-office, cela risque d’être hypothétique. C’est vraiment dommage, on sent que le film se fait aspirer dans ce tourbillon négatif qui dure depuis 2-3 ans pour nos amis les super-héros. Sorti il y a 10 ans, ce film auraient surement eu un meilleur visage.

Titre Original: MADAME WEB
Réalisé par: S.J. Clarkson
Casting : Dakota Johnson, Sydney Sweeney, Isabela Merced…
Genre: Action, Fantastique
Sortie le: 14 Février 2024
Distribué par: Sony Pictures Releasing France
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PAS GÉNIAL
Catégories :Critiques Cinéma, Les années 2020








































































































































